Quimperlé : un corps calciné trouvé dans l'appartement en feu de Georges Courtois

Il est 20h48 lorsque les pompiers sont appelés pour un incendie au 39 rue de Lorient à Quimperlé. Le feu a pris dans l’un des trois appartements situés au-dessus d’une surface commerciale.

Une vingtaine de pompiers, venus de plusieurs casernes sont déployés pour venir rapidement à bout de l’incendie. L’appartement, dans lequel s’est déclaré l’incendie, est totalement détruit. Les deux autres sont endommagés. Deux hommes de 29 et 35 ans sont évacués vers le centre hospitalier de Quimperlé, suite à l’inhalation de fumées.
 

Dans l’appartement détruit par les flammes, les pompiers ont trouvé un corps calciné, “dans un état tellement dégradé qu’il est impossible de reconnaître qui est la victime” nous confie une source proche de l’enquête. Cet appartement est celui qu’occupait Georges Courtois, un ancien braqueur qui en 1985 avait pris en otage, sous les objectifs des caméras de télévision, la cour d’Assises de Loire-Atlantique à Nantes durant 36 heures. L’homme habitait Quimperlé depuis deux ans et demi. Il était locataire de cet appartement.

Selon nos informations, Georges Courtois passait régulièrement ses soirées à son domicile. Des voisins l’ont vu rentrer chez lui ce samedi en fin de journée. “Tout laisse penser que le corps calciné serait celui de Georges Courtois” nous précise une source proche de l’enquête mais “les investigations continuent pour déterminer l’identité exacte de la victime”. 

Georges Courtois est connu pour avoir commis une prise d' otage au palais de justice de Nantes en 1985. Ici en octobre 2015. / © Maxppp - Photo PQR - Ouest-France - F. Dubray
Georges Courtois est connu pour avoir commis une prise d’ otage au palais de justice de Nantes en 1985. Ici en octobre 2015. / © Maxppp – Photo PQR – Ouest-France – F. Dubray

Les services d’identification judiciaire ont été dépêchés sur place. Une autopsie pourrait être pratiquée très prochainement pour permettre aux enquêteurs de la gendarmerie de Quimperlé de déterminer l’identité exacte de la victime et les causes de sa mort.

L’origine de l’incendie est encore inconnue. “Rien ne laisse penser pour l’instant qu’il est d’origine criminelle” précise notre source.