Quimperlé. 500 à marcher pour sauver la terre

La marche pour le climat organisée ce samedi à Quimperlé a rassemblé près de 500 personnes. Toutes unies derrière un même mot d’ordre : changer de système afin de sauver la planète.

« Au feu les pompiers, y’a la terre qui brûle », « Et 1, et 2, et 3 degrés, c’est un crime contre l’humanité »… Tout comme vendredi matin avec les lycéens, les slogans ont fusé samedi après-midi lors de la marche pour le climat. Cette dernière a rassemblé large, près de 500 personnes, des jeunes aux plus anciens. « Nous sommes tous concernés », assure Nathalie. C’est la première fois qu’elle prend part à une manifestation. « Tout le monde doit se mobiliser même ceux qui ne sont pas militants ».


L’art du slogan


Sur le parking de Kerjouanneau, la fanfare quimperloise Purple Brain met l’ambiance. Panneaux et banderoles sont prêts. C’est au choix. Certains sont plus militants (« Justice sociale et climatique, la lutte c’est classe »), d’autres jouent la carte de l’humour (« Les calottes sont cuites »), d’autres interrogent nos comportements (« Pendant combien de temps peut-on se dire qu’on verra ça plus tard »), alors que certains s’interrogent (« C’est quoi le plan B ? »).

Marche pour le climat ce samedi 16 mars 2019 à Quimperlé. (Le Télégramme/Stéphane Guihéneuf)

Encadrée par une quinzaine de personnes dont de nombreux gilets jaunes, la marche s’est faite à un rythme soutenu. C’est qu’il a urgence. Paloma, 10 ans, en a conscience. Portant la terre sur son dos, celle qui est membre des Leaukaterre à Riec-sur-Bélon marche pour alerter face aux conséquences du réchauffement climatique. « La planète sans nous elle pourra survivre, mais nous sans planète… »

La planète sans nous elle pourra survivre, mais nous sans planète…


Une préoccupation globale


Porte-voix en main, Manu relance la machine. « Changeons le système pas le climat, déréglons le système pas le climat ». Le cortège qui s’étire le long de la rue Victor-Schœlcher est accueilli par un couple de sonneurs. L’occasion d’une pause et d’une danse pour la survie de la planète. Avant de se remettre en train toujours à un bon train. Il y a urgence. Isabelle et Gwen marchent d’un bon pas. Un pas solidaire. Le dérèglement climatique « c’est une préoccupation » déjà ancienne chez eux. Alors forcément « cela paraissait logique d’être là », assure Isabelle. Là et contents. Contents de voir une telle mobilisation. « Ça fait du bien. Ça commence à prendre même si c’est au pied du mur que les gens se réveillent. Il est grand temps, c’est un projet de vie, de société, une préoccupation globale ».

Le cortège arrive en base ville par les halles et remonte place Saint-Michel par la rue Savary. L’heure pour ceux qui le souhaitent de s’exprimer. Les slogans affichés avec fierté crient avec force ce que chacun ressent. « Sauvons notre terre ». Tout est dit.