PSG-OM : le moment ou jamais de briser le signe indien pour l'OM

Et si cette fois, c’était la bonne pour l’OM ? Après avoir longtemps eu la main face au Paris Saint-Germain, le club phocéen est désormais relégué au rang de faire-valoir dans les confrontations directes entre les deux clubs. L’OM n’a plus battu le PSG depuis le 27 novembre 2011 (3-0) ! 18 matches sans défaite pour les Parisiens, dont 15 victoires et 3 nuls. Pour trouver trace d’un succès marseillais face à Paris, il faut remonter au 28 février 2011 (0-3). «Depuis que les Qataris sont arrivés, ce ne sont plus les mêmes PSG-OM, relève Rudi Garcia. Cette équipe n’est pas bâtie pour gagner la Ligue 1, parce qu’à part l’accident industriel de 2017, elle commence le championnat en étant sûre d’être championne de France. En fait, elle se bat sur la scène européenne, pour la Ligue des champions. Ça situe toute la difficulté qui est la nôtre… Mais ce n’est pas pour cela qu’on y va résigné. On sait qu’on affronte la meilleure équipe de France, mais on fera tout pour faire un résultat. Ça dépend beaucoup de nous.» A noter que Marseille est toujours en tête dans les confrontations en championnat (31 victoires de l’OM, 19 nuls, 29 défaites), mais le PSG est largement devant toutes compétitions confondues (41 victoires, 22 nuls, 32 défaites). «On sait quel adversaire on joue. Après, si on est trop humble, on dira : “il n’en a pas “. Et si on est trop vindicatif, ça motive l’adversaire. Un exercice délicat», ajoute-t-il. 

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L’OM arrive en tout cas de dans bonnes dispositions à Paris. «On a travaillé fort, on a changé des choses», clamait ces dernières semaines coach Garcia. Au bord de l’implosion il n’y a pas si longtemps, l’OM reste sur six matches sans défaite, dont cinq victoires. Principaux changements, au-delà d’une réunion avec les supporters fin janvier ? De la jeunesse en lieu et place de cadres à bout de souffle (Caleta-Car, Kamara, Lopez, Sanson pour Rolando, Rami, Strootman, Gustavo), une défense enfin solide (2 buts encaissés sur les 6 derniers matches) et un 4-4-2 gagnant. Quoique, le capitaine Payet, lui, est le grand perdant. Car il n’y a pas de place pour lui dans ce système taillé pour Mario Balotelli. «Je ne boude pas parce que lorsqu’une équipe tourne, je ne vois pas l’intérêt de la changer, promet-il. On a retrouvé un esprit conquérant, on est dans ce qu’on sait faire de bien. On est bien dans les duels, défensivement, un groupe compact et on arrive à développer notre jeu. Tout en étant efficace devant, même si on pourrait marquer plus… Mais quand on ne prend pas de but, il en suffit d’un.»  

«Au-delà de ses buts, il nous amène de la joie de vivre, de l’enthousiasme, du plaisir» 

Rudi Garcia sur Mario Balotelli

En tout cas, l’arrivée de «Super Mario» a tout changé, dans le jeu, dans le vestiaire, tout, partout. «Ce serait trop simple de résumer (l’embellie actuelle) à l’arrivée de Mario, mais il est important», reconnait Garcia. Et ce dernier de poursuivre : «Il nous amène de la joie de vivre, de l’enthousiasme, du plaisir. Au-delà de ses buts.» En l’occurrence, cinq en sept matches. L’international italien de 28 ans – par ailleurs boudé par le sélectionneur Roberto Mancini pour le prochain rassemblement – sera-t-il opérationnel ce dimanche ? Pour l’instant, il est incertain, malade et resté à Marseille samedi soir. Suspense…  

Son absence serait évidemment un énorme coup dur pour des Marseillais sur une bonne dynamique, qui peuvent espérer affronter des Parisiens encore chamboulés par leurs déboires européens de ces derniers jours… Une chose est sûre : si le PSG est presque déjà champion, les Marseillais, eux, ont grand besoin de points. «On n’est pas où on veut être», disait Rudi Garcia après Nice (1-0). Lesquels Marseillais, quatrièmes, sont à la lutte avec Lyon et Saint-Etienne, entre autres, pour une place sur le podium. «Ce match sera très dur à gagner, mais ce n’est pas mission impossible non plus, promet Garcia. Même si ça y ressemble… En foot, ce n’est pas toujours la meilleure équipe qui gagne.» On l’a bien vu ces dernières semaines en Europe. Une Europe que l’OM aspire à retrouver. Vite. «Tout le monde a envie de se mesurer à ce qui se fait de mieux en France ou en Europe. Parce que ce qu’on veut ensuite, c’est de se confronter de nouveau aux meilleurs en Europe, lance Garcia. On a envie de cela et ça passe par de bons résultats en championnat. C’est ce qu’on fait actuellement. Continuer la série à Paris, ce serait un très bon résultat.» Un vrai exploit en fait. «On n’a rien à perdre, tout à gagner», synthétise Dimitri Payet.