PSG-OM: comment les Parisiens avaient géré l'après-Barça et l'après-Real

La cicatrisation sera longue à soigner. Depuis sa sortie de route en huitième de finale de la Ligue des champions face à Manchester United, le PSG a forcément conscience qu’il devra se montrer patient pour espérer regagner la confiance de ses supporters. La victoire acquise facilement mardi en terres dijonnaises (4-0) a été un premier pas dans le processus de thérapie enclenché par les hommes de Thomas Tuchel. Un succès face au rival marseillais, dimanche, dans le choc de la 29e journée de Ligue 1, serait également une bonne façon de panser un peu plus leurs plaies.

La trêve internationale leur permettra ensuite de pouvoir penser à autre chose, avant de retrouver le championnat avec un déplacement à Toulouse (31 mars). C’est ensuite le FC Nantes qui se présentera au Parc (3 avril) en demi-finale de la Coupe de France, l’autre objectif du PSG cette saison avec la quête d’un huitième titre de champion.

Après le Real, Paris avait passé ses nerfs

Voilà à quoi vont ressembler les prochaines semaines de Thiago Silva et sa bande. L’année dernière, ils avaient plutôt bien digéré leur élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions par le Real Madrid (défaites 3-1 à l’aller et 2-1 au retour). Quatre jours après avoir subi la loi des Merengues au Parc, ils avaient passé leurs nerfs sur Metz (5-0), avec notamment un doublé de Christopher Nkunku. Leurs victoires suivantes contre Angers (2-1) et Nice (2-1) avaient été moins convaincantes, mais Paris avait su hausser le ton pour gifler Monaco (3-0) en finale de la Coupe de la Ligue. Un lot de consolation insuffisant pour faire oublier l’échec en Ligue des champions, encore présent dans toutes les têtes. La preuve avec cette réponse d’un Kevin Trapp passablement agacé, le soir de la victoire contre Monaco, après une question revenant sur la déroute en C1.

“On peut parler des choses positives maintenant? Je ne veux pas parler du passé. Ce soir on parle de la victoire et c’est bon”, avait sèchement lâché le portier allemand. Deux semaines plus tard, Paris avait encore un peu plus martyrisé Monaco (7-1) pour être sacré champion pour la septième fois de son histoire.

“Après la défaite face au Real Madrid, l’équipe aurait pu tomber. Mais cela n’a pas été le cas. Elle a su réagir et rester solidaire”, s’était alors félicité Unai Emery. Le PSG avait accroché un trophée de plus, en mai, en mettant fin au rêve des Herbiers (2-0) en finale de la Coupe de France. Avant de finir la saison en roue libre avec une défaite à domicile contre Rennes (2-0) et un nul sur la pelouse de Caen (0-0). Au total, après son élimination en C1, le PSG avait bouclé la saison avec huit victoires, quatre nuls et une défaite toutes compétitions confondues.

La “remontada”, année noire

Un an avant, Paris avait eu bien plus de mal à se remettre de la fameuse “remontada” subie face au Barça (6-1) en huitième de finale de la Ligue des champions, synonyme d’élimination malgré sa belle victoire à l’aller (4-0). Certes, les hommes d’Emery avaient remporté leurs neuf matchs suivants, avec au passage des cartons contre Guingamp (4-0) en Ligue 1 ou Monaco (5-0) en demi-finale de la Coupe de France. Mais ils ont surtout vu cette saison-là le club du Rocher remporter le championnat.

Les supporters parisiens n’ont pas non plus oublié l’attitude de Serge Aurier lors d’un déplacement à Lorient quatre jours après le naufrage au Camp Nou. Au Moustoir, le latéral ivoirien s’était fait remarquer en mettant huit minutes pour se changer avant d’entrer en jeu, sous le regard d’un Gonçalo Guedes halluciné. Une scène interminable et tout sauf flatteuse pour l’image du PSG. Au rayon des points positifs, Paris avait réussi à se remobiliser pour décrocher la Coupe de la Ligue et la Coupe de France aux dépens de Monaco (4-1) et Angers (1-0).

“Pour nous, ce titre est important, tout n’a pas été rose cette saison. Mais on a commencé avec un titre, on finit avec un titre. C’est magnifique, on l’a mérité”, avait savouré Aurier après le titre en Coupe de France. Après son élimination en C1 par le Barça, le PSG avait au total fini la saison avec 12 victoires, un nul et une défaite toutes compétitions confondues. Cette saison, les Parisiens ont encore 11 matchs à disputer pour tenter de relever la tête et rassurer leurs supporters, voire 12 s’ils éliminent Nantes et s’offrent une nouvelle finale de Coupe de France. Il sera ensuite temps de se concentrer sur le chantier du mercato estival.