La Constitution et les droits humains se paient la une des quotidiens burkinabè

Dans sa rubrique hebdomadaire « Pot-Pourri », le quotidien privé Le Pays évoque la polémique autour de la neutralisation de 146 terroristes au Sahel, soulignant que «le gouvernement répond aux accusations des OSC».

Le journal publie un communiqué rendu public hier jeudi, signé de Rémis Fulgance Dandjinou, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, en réplique à la conférence de presse animée, la veille, par le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et du peuple (MBDHP).

A ce propos, le quotidien à capitaux publics Sidwaya titre : «Rapport du MBDHP sur les terroristes neutralisés à Kaïn, Banh et Gomboro : le gouvernement émet des réserves sur les méthodes d’investigation».

L’Observateur Paalga, le plus ancien des quotidiens privés du Burkina Faso, abonde dans le même sens lorsqu’il mentionne : «Rapport MBDHP sur Kain-Ouro : le gouvernement se dit réservé sur les méthodes d’investigations».

Quant à Aujourd’hui au Faso, autre quotidien privé, il fait remarquer qu’au sujet d’exécution des Forces de défense et de sécurité (FDS) par le MBDHP, «le gouvernement prend acte du rapport».

Le même journal consacre sa une à l’audience accordée, hier jeudi, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à une délégation de la Commission constitutionnelle, titrant : «Basculement dans la Ve République : Roch confirme l’option référendaire».

A ce sujet, Sidwaya titre: «Adoption de la nouvelle Constitution : le président du Faso promet la voie référendaire», avant de relater que le bureau de la Commission constitutionnelle a rencontré le chef de l’Etat, hier jeudi au palais présidentiel de Kosyam, pour s’enquérir de l’avancement du projet d’adoption de la Constitution.

De son côté, L’Observateur Paalga arbore : «La Commission constitutionnelle à Kosyam : L’avènement de la Ve République par voie référendaire se précise».

A son tour, Le Pays reprend à sa une ces propos du président de la Commission constitutionnelle, Me Halidou Ouédraogo : «La Constitution sera adoptée par voie référendaire».

Ce journal donne également la parole au politologue Siaka Coulibaly qui déclare : «Ce n’est pas la Constitution qui est responsable des troubles mais plutôt la qualité de la classe politique».

ALK/cat/APA