Guingamp – Dijon. Sorbon : « Mentalement, on est prêt »

Jérémy Sorbon (au centre)
Jérémy Sorbon (au centre) (ALAIN AUFFRET)

Guingamp s’est imposé 1-0 dans le match de la peur face à Dijon. Pour Jérémy Sorbon, En Avant doit « y croire jusqu’au bout ».

Jérémy Sorbon, quel est votre sentiment après cette victoire ?

Il a fallu aller la chercher au mental. On avait un match important sur lequel il ne fallait pas se rater. Ça a été poussif par moments mais on n’a pas lâché. On est resté sur ce qu’on sait faire et ce qu’on fait de bien depuis un petit moment.

Passer de la dernière place à la 18e, ce n’est pas anecdotique…

Il faut y croire jusqu’au bout. C’est ce qu’on se dit tous les jours. On est à fond. Si on n’y croit pas, mieux vaut arrêter tout de suite. On est tous concernés et à 200 %. Après, ce changement de place au classement n’est qu’une étape. Il reste encore beaucoup de matchs et le plus dur reste à venir.

La déconvenue à Toulouse, dimanche, n’était-elle pas la conséquence d’une accumulation de frustration ?

Cette défaite, on ne l’explique pas. Mais il y a eu une remise en question collective et on a réussi à basculer sur du positif ce soir contre un concurrent direct. Il faut se servir des matchs difficiles, comme ça a été le cas le week-end précédent. C’est ce qui nous permet d’avancer et de ne pas refaire les mêmes erreurs. Ça prouve en tout cas que, mentalement, on est prêt.

A l’issue du match, une partie des joueurs est rentrée directement au vestiaire avant finalement de revenir devant les supporters, sans doute en raison des sifflets qui ont accompagnés l’entrée en jeu de Ronny Rodelin…

Oui, et c’est dommage. Parce qu’on a besoin de tout le monde. Des supporters aussi. Les sifflets, ce n’est pas guingampais. Quand on enterre quelqu’un, on ne l’aide pas. Il faut aider les gens, les joueurs. Du premier au 29e et qui que ce soit qui entre. Les sifflets, c’est inutile et c’est frustrant pour nous parce qu’on est solidaire. Sur un match, on peut rater une passe, on peut rater un duel ou une occasion. Mais on est toujours ensemble et on ne siffle pas sur le terrain.

Il y a quelques mois, vous étiez sur le banc, aujourd’hui vous êtes indéboulonnable et capitaine…

Je savais qu’à un moment on aurait besoin de moi. Une saison, c’est très long. Et aujourd’hui je joue. Mais de toute façon, on est dans une situation difficile et quoi qu’il arrive, on n’a pas le temps de se morfondre ou de se plaindre.