ET DE 4 POUR ESTELLE YOKA MOSSELY A TOULOUSE

Samedi soir, dans un Palais des Sports de Toulouse copieusement garni, le gala proposé par Davide Nicotra a tenu largement ses promesses. Sous les yeux avisés d’un Arnaud Roméra, tout récent président de la nouvelle ligue professionnelle, notre championne Olympique de Rio en juillet 2016 a très brillamment gagné son 4 ème combat , le premier en dix reprises face à l’Ukrainienne Olena Medvedenko (5-5-0, 2KO). Estelle Yoka Mossely (4-0-0, 1 KO) a confirmé ses progrès en remportant quasiment tous les rounds face à une rivale, qui bien que techniquement moyenne a fort bien tenu la distance pour le grand grand plaisir des spectateurs. La Française, sous la coupe d’ Ali Oubaali et de Joseph Germain, ainsi que d’un autre conseiller sans doute Américain, très souple sur ses appuis a réalisé de bons enchaînements corps face avec une bonne vitesse d’exécution, les scores sont sans appels, 100/89–100/89 et 99/90, Medvedenko s’étant vu retirer un point pour avertissement à la 8 ème reprises.

Le combat suivant nous a donné quelques sueurs froides au premier round. En effet, le welter Français Yannick Dehez (19-1-1, 2 KO) disputait une ceinture vacante IBO Internationale face à l’Italien Alessandro Caccia (17-2-1, 7 KO). L’ Italien qui démarrait fort le combat propulsait l’ancien champion de France à la grande surprise générale à l’issue d’une série dans les cordes, et comme l’indique le règlement était compté par l’arbitre Jérome Lades. Ayant visiblement bien récupéré dans la minute de repos, Dehez se reprenait fort bien dans la seconde reprise, et le renversement de situation se présentait dans le round suivant, Yannick plaçait une grosse série qui ébranlait sérieusement l’Italien, et ponctuait avec un remarquable uppercut gauche à la pointe du menton, Caccia se retrouvait au tapis et était bien incapable de reprendre les combat à l’issue du compte de l’arbitre, c’est donc une victoire par KO 3 à laquelle nous ne nous attendions pas après un début de combat difficile, une très agréable surprise après ce qui s’était passé au 1 er round.

Pour le titre national des super-légers en dix reprises, le jeune Bastien Ballesta (18-0-1, 2 KO) a disposé aux points d’Yves Mesny (4-13-1) prévenu 48 h00 à l’avance, afin de palier au forfait de Gallus Coulon victime de douleurs dorsales en milieu de semaine. Dans cette confrontation, Bastien Ballesta s’est imposé à l’unanimité des juges 98/92–97/93–97/93. Alliant style et gestuelle, le boxeur de Béziers a aussi profité d’une allonge un peu supérieure et de plus d’ offensivité, il manquait cependant un peu de puissance dans les coups de part et d’autre pour pimenter ce duel.

Auparavant, notre ancien champion d’Europe Zakaria Attou (29-6-2, 7 KO) s’est très largement imposé en remportant quasiment toutes les reprises face à l’ Italien Stefano Castelluci (32-8-0, 11 KO). Maître du ring dès les premiers échanges, Attou touchait sèchement dès la seconde reprise par des crochets gauches et une belle droite son rival, lequel est devenu fuyant jusqu’à la fin du combat, ayant en effet beaucoup de métier, l’Italien a usé de toutes ses ficelles pour entendre sonner le gong final. Attou , satisfait à juste titre de sa belle victoire avouait préférer un adversaire qui avance, c’est vrai que tous ses coups n’ont pas touché l’Italien, mais le combat a été véritablement à sens unique, de bonne augure pour le Français de Chanteloup les Vignes. Les scores: 80/72–79/73 et un trop serré 78/74.

Nous noterons également la nouvelle victoire aux points d’ Aboulaye Diane d’ Evreux (10-1-0) qui une fois de plus nous a gratifié d’un combat passionnant face à un autre Italien, en l ‘occurrence Francesco Cataldo (7-5-0, 2 KO), un boxeur beaucoup moins technique que le Français , mais très dur au mal, souvent au bord de la rupture, d’ailleurs compté à la 7 ème reprise. Diane a largement gagné son combat 80/71–79/72 et 78/73, prenant malgré tout quelques coups bien encaissés. Aboulaye est un boxeur extrêmement généreux sur le ring qui a de belles années devant lui avec des adversités toujours à la hauteur.

Toulouse le 16/03/2019  André COTINIAUX