Biathlon : Les Bleues se ratent lors du relais

La médaille de bronze de Justine Braisaz lors de l’individuel n’aura sans doute été qu’un bien court rayon de soleil dans un ciel bien grisâtre pour l’équipe de France féminine. Privé de ses deux leaders naturelles, Marie Dorin-Habert, partie à la retraite après les Jeux olympiques 2018, et Anaïs Bescond, malade et absente de ces Mondiaux d’Ostersund, le relais hexagonal n’a pas existé ce samedi. Dès le premier relais d’Anaïs Chevalier, le ton était donné. Même si elle ne piochait que deux fois, la Française était clairement dans le dur sur les skis et ne parvenait pas à tenir le rythme pour passer le relais à Célia Aymonier à 53 secondes de la tête, en 15e position. Soit derrière les relayeuses chinoise et coréenne par exemple…

Plus en verve en fond, Aymonier tentait de refaire son retard très vite. Ce qu’elle réalisait superbement jusqu’au tir debout. Revenue en 6e place, la Française s’effondrait alors totalement avec un terrible deux sur huit tirs, synonyme de trois tours de pénalité et de la fin des espoirs pour les Bleues. A mi-course, la France n’était que 17e à 2’34’’ des surprenantes Américaines, alors en tête. Dès lors, ce n’était plus que pour l’honneur que Julia Simon signait un 10 sur 10, suivi d’un 9 sur 10 de Justine Braisaz qui permettait à son équipe de finir 8e. Loin de ses rêves de podium. Mais au moins les deux dernières relayeuses aborderont-elles la mass start de dimanche avec moins de regrets que leurs deux compatriotes, qui ont tristement sabordé le navire bleu.

La victoire, elle, est revenu à la Norvège après un fantastique, et terrible suspense. Confortablement en tête devant son public, la Suède de la championne du monde de l’individuel Hanna Oeberg paraissait se diriger vers une belle et nette victoire. Jusqu’au tout dernier pas de tir, où Oeberg était rattrapée par le stress et piochait trois fois. Cela aurait pu ouvrir la voie du succès aux Américaines mais une autre Hannah, Dreissigacker, craquait aussi pour effectuer deux tours de pénalité. Du coup, les Norvégiennes revenaient de nulle part après avoir aussi effectué un tour de pénalité pour s’imposer devant la Suède et l’Ukraine. Les Allemandes terminent au pied du podium en raison d’une faillite au tir (un tour de pénalité et 14 pioches).