Adieu service public

Dans cet article proposé par Figaro.fr : https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/lex%C3%A9cutif-confirme-la-suppression-de-120000-postes-de-fonctionnaires/ar-BBSUYAQ?li=BBoJIji&OCID=ansmsnnews11 ; il nous est annoncé la suppression de 120 000 nouveaux postes de fonctionnaires d’ici à 2022.

« L’objectif de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d’ici à la fin du quinquennat sera tenu, a déclaré mardi Olivier Dussopt, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics. Moins grâce aux efforts de l’État qu’à ceux des collectivités locales. Ces dernières paraissent en effet avoir mieux maîtrisé leurs dépenses de fonctionnement – donc leur masse salariale – en 2018 que ce que leur demandait le gouvernement. »

Concrètement, nous sommes là encore dans le principe de privatisation des acquis historiques des services publics. Je ne reviens pas sur les privatisations de nos industries comme Alstom dernièrement ou encore la poste, l’énergie, les autoroutes…Tout doit être délégué à des entreprises privés, tout et bientôt jusqu’à l’entretien de nos rues, (c’est déjà le cas pour la gestion des déchets par exemple). 

Quel est le but ? Bien sûr, on va nous parler d’économie, la France doit faire des économies pour répondre aux exigences européennes et se plier encore et toujours au racket entretenu par les gouvernements successifs au profit des banques d’affaires et de « ceux » qui se cachent derrière. (Rappelons encore une fois que l’actuel président est un ancien de la banque d’affaires Rothschild). Qu’en est-il en réalité ? À force d’observation, je vois deux bonnes raisons : la première est l’ambition de certains « capitalistes » d’indexer les droits fondamentaux directement sur la fortune personnelle. Autrement dit, remplacer la sécurité sociale publique et protectrice de fait, par des assurances privées qui ne répondront plus à un droit acquis par la simple appartenance nationale, mais à la capacité à payer un abonnement. Tous les aspects de la sécurité sociale et des services publics représentent un potentiel colossal d’affaires juteuses, n’en déplaise aux droits de l’homme.

L’autre bonne raison, c’est ce satané projet d’internationalisation du pouvoir, appelé aussi mondialisation capitaliste ou : nouvel ordre mondial capitaliste. En effet, la nation garante des services publics scelle ainsi son assise sur l’ensemble de la population. La nation n’est pas seulement l’institution suprême qui fait régner l’ordre, légifère et dirige notre ensemble, mais elle est aussi celle qui protège, qui soigne, qui éduque. Ce faisant, la fin des services publics protecteurs et constructifs affaiblie la nation, et c’est autant de puissance supplémentaire pour des organismes non-démocratiques internationaux comme l’Union européenne.

« Pour l’atteindre (l’objectif), il faudrait supprimer chaque année presque 15.000 postes, en 2020, 2021 et 2022. « Vous verrez que cet objectif sera tenu, mais avec une condition, une priorité essentielle pour nous, c’est le maintien de la qualité du service et le maintien de l’accès sur le territoire aux services publics », a précisé Olivier Dussopt. Une priorité affichée également par les « gilets jaunes ». »

L’article nous fait état du projet et de son avancement, mais jamais une once de contradiction. La vie au quotidien, les moyens toujours plus dérisoires des hôpitaux et des écoles nous prouvent chaque jour que le gouvernement laisse les services publics se délabrer surtout au niveau local et que les beaux discours ne sont qu’un leurre de politiciens sans vergogne, faisant toujours plus le jeu de la grande finance internationale.

« Olivier Dussopt a par ailleurs confirmé que le projet de loi réformant la fonction publique sera présenté au Conseil des ministres fin mars et que le texte tiendra compte des résultats du « grand débat national », qui doit s’achever le 15 mars. »

Il tiendra compte du résultat, peut-être, j’en doute ; mais ce qui est sûr, c’est que les suppressions de fonctionnaires elles, continueront.

La destruction des services publics n’est en rien freinée par le gouvernement, elle est voulue, elle est organisée, tout cela est fait sciemment. Tout cela est le fruit de la mondialisation.

« La mondialisation capitaliste telle qu’elle est en construction : c’est la privatisation de l’être humain » C.H.