« C Politique » sur les gilets jaunes : « On voulait raconter les mouvements sociaux qui partent d'en bas »

Paris, 2e arrondissement. A l’étage d’un immeuble de la rue Vivienne, la société de production Together Media de Renaud Le Van Kim (ex-figure emblématique de Canal+) partage son plateau entre la rédaction de Brut, le média en ligne et celle de « C Politique ». Dans le bureau qu’il occupe avec Thomas Snegaroff, chroniqueur de l’émission, Karim Rissouli, découvert par le public aux côtés de Léa Salamé et David Pujadas sur le plateau de l’« Emission politique » en 2016, revient sur cette France des « gilets jaunes » que son équipe a vu émerger bien avant le 17 novembre :

« Ça fait deux ans qu’on essaie de rendre visible cette France dite périphérique, en faisant des reportages à Denain, la ville la plus pauvre de l’hexagone et au Blanc (Indre) dont la maternité a fermé ou des sujets sur la désertification des centres-villes et en invitant, dans la seconde partie de l’émission des gens de terrain, issus des zones rurales ou périurbaines ».

Une crise salutaire pour les médias

Le journaliste, qui a repris à Caroline Roux les rênes de l’émission du dimanche soir en 2016, voit dans ce mouvement une crise salutaire pour les médias : « Nous sommes obligés de nous questionner sur la manière de donner la parole à ces Français qui ne s’expriment que sur les réseaux sociaux et qu’on n’entendait pas.

Aujourd’hui, ces gens prennent la parole dans le champ public et c’est extrêmement positif. La question percute les médias

Anne Sogno