Tours : quelle économie autour de la Saint-Valentin ?

Tours, France

Entre bijoux, parfums, fleurs ou sorties au restaurant, la fête de la Saint-Valentin peut parfois booster l’économie des commerçants.

“Tout se joue sur une journée.” Suzane est fleuriste à la Bulle verte et elle prépare ses bouquets pour la fête depuis deux jours. Elle a commandé 3 à 4 fois plus de roses. 

“D’habitude en semaine j’ai entre 20 et 50 roses rouges, là j’en ai commandé 180. Les roses rouges sont vraiment l’achat primordial.”

Les prix augmentent aussi. “D’habitude en 70cm je la vends 2,50 euros et là je vais la vendre 4 euros. Car nos fournisseurs augmentent le prix : la demande est plus forte donc la production est plus forte. Ma marge reste la même mais c’est que mon prix d’achat n’est pas du tout le même” explique la fleuriste. Elle ajoute que “ce n’est pas comme avant. Il n’y a pas autant d’acheteurs. Mais c’est quand même une tradition. J’espère au moins vendre toutes les roses que j’ai commandées”.

Mais il y a beaucoup moins de ventes de fleurs pour la Saint-Valentin qu’il y a quelques années… Une tendance qu’observe aussi Valérie qui est bijoutière à Tours.

“On va avoir un petit pic peut-être de 2 à 3% sur le mois, mais c’est tout. Cela reste aujourd’hui un petit pic mais qui n’a plus l’importance que ça a pu y avoir il y a quelques années. Je pourrais presque dire que c’est divisé par deux.”

La bijoutière ajoute que “le consommateur a changé, et la vie aussi. Les gens privilégient les loisirs peut-être au détriment de cette fête – qu’il faut quand même être très honnête – restent très commerciales.”

Les restaurants eux affichent complet pour un jeudi soir. Une soirée qui permet de compenser légèrement un mois traditionnellement calme.