Donald Trump accepterait, mais à contrecoeur, le compromis sur le mur

Le président américain, que l’opinion publique tient pour responsable des cinq semaines de “shutdown” qui se sont achevées fin janvier, a déclaré qu’il ne souhaitait pas voir les administrations fédérales fermer à nouveau faute de financement pour le mur qu’il a promis de faire construire à la frontière.

Il n’a toutefois pas dit explicitement s’il était prêt à signer une loi de finances prévoyant d’affecter à la sécurité frontalière moins du quart des 5,7 milliards de dollars qu’il réclamait pour le mur.

Donald Trump a ajouté qu’il ne prendrait sa décision qu’une fois qu’il aura le texte de loi entre les mains. Le sénateur républicain Lindsey Graham, dont il est proche, a cependant indiqué que le président était “enclin à accepter le compromis et à aller de l’avant”.

Lindsey Graham a ajouté que Donald Trump chercherait ensuite à trouver les fonds manquants pour financer la construction du mur, quitte à déclarer pour cela l’état d’urgence.

La Chambre des représentants à majorité démocrate et le Sénat à majorité républicaine ont jusqu’à vendredi soir pour approuver le texte de compromis, Donald Trump ayant accepté de suspendre le gel des crédits de fonctionnement d’environ un quart des services publics du pays jusqu’au 15 février.

“Finir le travail”

Après plusieurs semaines de discussions, les négociateurs du Congrès ont annoncé lundi soir être parvenus à s’entendre sur un projet qui prévoit une enveloppe de 1,37 milliard de dollars, soit sensiblement le même montant que proposé dans un précédent accord refusé par Donald Trump en décembre.

Les républicains semblent pressés de tourner la page du “shutdown”. “Il est temps de finir le travail”, a déclaré mercredi le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

Les démocrates souhaitent soumettre le texte au vote jeudi soir, a déclaré le chef de la majorité démocrate à la Chambre, Steny Hoyer. S’il est adopté, il sera transmis au Sénat qui devra le valider à son tour avant vendredi soir.

reuters/pym