Cesson chippe un point à Ivry, Montpellier et Aix en difficulté


La plupart des rencontres de ce mercredi soir ont été particulièrement accrochées. Si pour certains, cela a fini par sourire, pour d’autres, en revanche, c’est la soupe à la grimace.

C’était LE choc pour le maintien de cette journée. La réception de Cesson à Ivry a tenu toutes ses promesses. Pas dans le domaine du jeu, non, mais en termes de suspens, on pourra difficilement faire mieux. “Je peux comprendre qu’Ivry l’ait un peu mauvaise, on est plus proche du hold-up que d’autre chose” souriait l’ailier droit breton Maxime Derbier. Son équipe comptait six buts de retard à la pause, incapable de trouver la faille offensivement et de neutraliser un Johan Boisedu décidément bien en cannes malgré ses 39 ans. A 14-8 à la fin du premier acte, on pensait le match plié…Et pourtant. Les Cessonnais sont revenus avec d’autres intentions en défense, Alexandru Bucataru livrant une belle partie dans ses cages avec 11 arrêts à 55% de réussite. Ivry n’a réussi à inscrire que quatre petits buts dans tout le second acte, et sans un Maté Sunjic tout aussi infernal dans sa cage (16 arrêts), les banlieusards auraient même pu finir fanny. Alors, oui, l’arbitrage a été particulièrement critiqué côté ivryen (et parfois à raison) mais la réalité est là, le déplacement à Pontault la semaine prochaine va avoir une importance capitale. “On se contente du match nul. On a l’habitude désormais de ces matchs qu’on débute en étant léthargiques, ce soir, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à des retraités. Mais on s’en sort pas trop mal” souriait de son côté le coach rennais Christian Gaudin.

Montpellier et Aix se font peur

Les deux autres combattants pour le maintien ont bien failli créer les surprises de la soirée. En voyant Montpellier en tête de trois buts à la pause à Istres (17-14), on pensait les Héraultais bien engagés. Il n’en a rien été. Car Istres a pu compter sur un Robin Cappelle des grands soirs. Avec 16 arrêts, il a gardé les siens dans la partie tandis que Nicolas Boschi faisait se réduire l’écart. S’en est suivi un long mano à mano, au terme duquel Andréa Guillaume a eu une première balle de match, sortie par Vincent Gérard. De l’autre côté, Michaël Guigou n’a pas fait de sentiments et a converti sa contre-attaque, pour offrir au MHB une victoire sur la plus petite des marges (31-30). Aix aussi s’est fait très peur du côté de Pontault-Combault. Alors que l’entraineur provençal Jérôme Fernandez était terrassé par une grippe et contraint de laisser Slavisa Djukanovic à la manoeuvre, ses hommes n’ont jamais pris la mesure de l’avant-dernier du championnat. Tandis que Steve Marie-Joseph (6 buts) répondait à chaque réalisation de Martin Larsen (7), c’est dans les derniers instants que tout s’est joué. Et c’est le gardien du PAUC Jozé Baznik qui a été décisif, en sortant deux tirs dans les ultimes instants pour offrir deux points à son équipe (29-28).

Nîmes, toujours plus près de l’Europe

A Nîmes, les choses auraient pu être bien plus compliquées pour les hommes de Franck Maurice alors que tout semblait rouler pour eux face à Saint-Raphaël. Largement dominateurs en première période grâce à une défense solide qui profitait d’un très grand Rémi Desbonnet (16-12, MT) les Nîmois se sont embarqués dans une fin de match compliquée en perdant quelques ballons. “On se fait un petit peu peur parce qu’on livre un énorme combat et qu’à la fin on est un peu pris par le match, on n’ose plus trop se livrer” justifiait Franck Maurice. “Dans les moments clés on a fait preuve de courage et de combativité en jouant à quinze avec deux jeunes du centre de formation (Tom Poyet et Aurélien Padolus)”. Comme son homologue varois, qui alignait une base arrière Eponouh – Kolakovic – Gayduchenko (21 ans de moyenne d’âge) dans un moment clé de la deuxième période, Franck Maurice a dû donner les clés de la défense à Aurélien Padolus (22 ans), pendant que Tom Poyet (19 ans) permettait à Rémi Salou de souffler en attaque. Même si les Usamistes se sont fait peur, ils a tout de même eu le dernier mot pour conclure une belle soirée qui les voit prendre sept points d’avance sur leurs concurrents dans la course à l’Europe (30-28, FM).

Deux valises pour finir

Paris a eu besoin de treize minutes pour plier l’affaire face à Dunkerque (30-23). Le temps de passer un 8-0 à son adversaire, de remercier la télévision de s’être déplacée pour un non-choc (malheureusement, comme souvent à Coubertin), et les Parisiens pouvait déjà passer à autre chose. 12-2 à la 13ème, 17-9 à la pause et 29-17 à la 52ème, circulez, il n’y a rien à voir. Tout juste retiendra-t-on les sept buts de Nédim Rémili côté Paris et les 10 arrêts de Samir Bellahcene pour les Nordistes. Au rayon des décullotées, Tremblay en a aussi pris une belle, devant son public face à Toulouse (35-23). Le 8-0 a mis un peu plus de temps à arriver, il s’est même étalé à cheval sur deux périodes, mais quand, à la 34ème, les joueurs du FENIX menaient 22-11, la messe était dite. L’écart est même monté jusqu’à quinze unités, alors que Ferran Sole et Markus Olsson faisaient feu de tout bois (7 buts chacun). Avec cette victoire, les hommes de Philippe Gardent prennent encore un peu plus leurs distances avec une zone rouge qu’ils ont un temps fréquenté.

Kevin Domas (avec M. Cohen)