All Inclusive : rires non compris pour la comédie avec Franck Dubosc

CRITIQUE – Auréolé du succès de la saga Camping, Fabien Onteniente a tenté une déclinaison de son succès dans ce film. Il se déroule cette fois dans un club de vacances en Guadeloupe. Longueurs, blagues ratées, Josiane Balasko caricaturale… Tout cela et plus encore est inclus dans la formule.

D’un côté, Jean-Paul Cisse (Franck Dubosc) «comme saucisse sans le sau». De l’autre Bruno, trentenaire qui voudrait bien récupérer sa femme (François-Xavier Demaison). Le premier convainc le second de venir profiter de sa liberté au soleil, dans un club en Guadeloupe. Le premier est lourdingue, le second taciturne. Voilà pour l’argument de départ. On s’en lassera bien vite. All Inclusive ressemble à une blague de Bigard étiré sur une heure trente.

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Dès les files d’enregistrement de l’aéroport de Roissy, on comprend que le film de Fabien Onteniente ne volera pas très haut. Dans l’atmosphère faussement tropicale du club de vacances, les grimaces de François-Xavier Demaison laissent perplexe. Elles sont à peine compensées par l’inimitable allure de Franck Dubosc, couvert d’une immense parka rouge à la Laurent Wauquiez (en beaucoup plus décomplexé).

Les nostalgiques de Camping se consoleront avec les fesses de Dubosc. Mais si on les avait aimées dans la saga de Patrick Chirac, elles sont, ici, un peu redondantes, presque gênantes. On remercie François-Xavier Demaison d’exiger qu’il mette un slip.

Josiane Balasko joue «Lulu, veuve et retraitée, mais surtout veuve». Son personnage a une obsession: que l’on regarde sa poitrine. Elle couche avec Franck Dubosc entre deux transats, s’active autour d’une barre de lap dance, distribue les clins d’œil sensuels. C’est une célébrité, sortez-la de là. Thierry Lhermitte n’est pas mieux loti, en directeur d’hôtel homosexuel dont le rôle reste encore à définir.

Vient une kyrielle de scènes inutiles, entre «concours de plats» et de pets dans la piscine et soirées dansantes rythmées au son des «Hakuna? Matata!» et «Couscous? Merguez!». «Il n’y a pas de mode bateau dessus», glousse un animateur du club de vacances quand un iPhone tombe à l’eau. Ce n’est hélas pas la seule blague qui fait plouf. On cherche encore à comprendre le sens de certaines. Comme lorsque Dubosc, après que son acolyte lui a expliqué s’occuper de la sous-traitance des plateaux-repas dans les hôpitaux, lui demande s’il n’avait jamais pensé à devenir médecin. C’est grave docteur?

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