Uber et Airbnb mis à profit à leur insu pour blanchir de l'argent

Pour blanchir leur argent sale, les criminels rivalisent d’inventivité. D’après un article de CNBC, le service de location d’appartements Airbnb et la plateforme de réservation de VTC Uber peuvent être facilement détournés à ces fins.  

Selon le média américain, la technique déployée sur Uber revient à recruter ses propres chauffeurs, avant d’effectuer de fausses courses. Ces mêmes chauffeurs sont amenés à faire semblant de réaliser un trajet, avant de reverser la majeure partie du montant de leur course aux escrocs responsables. L’argent versé au départ provient en général d’une carte de crédit dérobée.

Un procédé fructueux

De nombreuses annonces de “recrutement” de ces chauffeurs sont visibles sur le Dark Web, cette partie du Web non indexée par les moteurs de recherche classiques, font savoir les experts contactés par CNBC. Tous notent un ralentissement du phénomène depuis le retrait d’Uber de Chine, en 2016. En collaboration avec les autorités américaines, l’entreprise s’adonne à un bras de fer permanent contre les fraudeurs.

Sur Airbnb, le procédé est sensiblement similaire. Les cybercriminels réservent des logements en ligne, sans jamais s’y présenter. Les propriétaires impliqués dans le dispositif leur envoient ensuite une partie de leurs gains. 

Airbnb et Uber ne sont pas les seuls services en ligne à être détournés à des fins de blanchiment d’argent. Le 13 janvier, The Independent révélait que le très populaire jeu Fortnite avait lui aussi fait les frais de telles pratiques. Les cybercriminels en question avaient cette fois-ci recours à l’argent virtuel du jeu, baptisé V-Bucks.