Pro D2 – Nevers, l'appétit vient en mangeant !


Le club bourguignon apparait désormais comme l’un des favoris pour la montée en Top 14 après avoir terminé 7e pour sa première saison en Pro D2.


En début de saison, le club de la Nièvre espérait finir dans le top 6. Un objectif revu à la hausse. “Nous avons un peu corrigé les ambitions en cours de route, raconte le talonneur Jean-Philippe Genevois. Nous avons goûté au haut du tableau et ce serait dommage de sortir des quatre premières places. Et pourquoi pas finir dans les deux premiers pour avoir un grand moment pour le club en phases finales avec un match à domicile ? Et puis après, advienne que pourra“.

Le Pré Fleuri et la défense : des bases solides


Si sa préoccupation est toujours le match suivant, le manger Xavier Péméja explique dans un sourire : “L’appétit vient en mangeant. Nous nous retrouvons premiers et il faut tout faire pour rester à cette place. C’est l’inquiétude que l’on a. Est-ce que l’on se satisfait de ce que l’on a et on se laisse aller ? Ou bien allons-nous nous battre jusqu’au bout pour rester 1er ou 2e ?” Un classement qui renforcerait le statut de favori en phases finales. Car devant un public de plus en plus nombreux et fidèle, L’USON est l’une des trois seules équipes (avec Brive et Béziers) du championnat à avoir remporté tous ses matchs à la maison.

Pro D2 – Xavier Pemeja et son coach assistant Sebastien Fouassier (Nevers)Icon Sport


Il a parfois fallu batailler – comme jeudi dernier devant Biarritz (20-16) – mais Nevers a bien fait de son antre une force. “Avec cette victoire, nous continuons d’avancer soulignait Hugo Fabrégue à l’issue du match face au BO. Nous ne voulons pas que le Pré Fleuri tombe” ! Pour enfoncer le clou et valider une place au sommet, l’USON peut espérer capitaliser en déplacement chez des équipes moins bien classées.


Comme Bourg-en-Bresse, Montauban ou… Carcassonne dès ce jeudi. Meilleure défense du championnat que ce soit en points (336) ou en essais concédés (seulement 28), l’USON a de sérieux arguments à faire valoir même hors de ses bases. “Défensivement, nous étions déjà bien en place la saison passée, apprécie Xavier Péméja. Offensivement, nous avons bien progressé mais il faut encore être un peu plus ambitieux, complet. Cela passe notamment par des passes de piliers et que nous arrivions à jouer encore plus ensemble“.

Le Top 14 ? La cerise sur le gâteau d’une magnifique saison


Une première place, un projet de jeu en constante évolution, le meilleur marqueur d’essais dans les rangs (Raisuque avec 13 essais), les feux sont au vert pour que l’USON franchisse une nouvelle étape dans son histoire. “Le Top 14 serait la cerise sur le gâteau à la fin mais déjà nous devons nous concentrer sur la qualification pour les phases finales, appuie l’expérimenté Jean-Philippe Genevois. Il faut aussi savoir raisons gardées. Comme nous sommes tout en haut, nous sommes la cible de tous les autres. C’est une onde positive qu’il faut réussir à gérer. Et se dire que cette première place reste pour le moment anecdotique, même si en y goutant nous voulant y rester jusqu’à la fin“.

Le rêve d’une finale, la déception de Pau


Désormais, c’est toute une région qui a l’espoir de voir l’USON jouer ensuite une demi-finale à domicile puis de filer jouer le billet pour l’étage au-dessus dans une finale au stade du Hameau le 26 mai prochain. S’il rêve que son équipe l’atteigne, le président Régis Dumange est déçu du choix du lieu de la finale.


Dans les quatre premiers de Pro D2 actuels, seul l’Aviron Bayonnais est du Sud-Ouest, et ils ne sont que deux (avec Mont-de-Marsan) dans les six. Le dirigeant lâche : “Imaginez seulement si la finale est Oyonnax – Nevers, ce que cela peut faire. Ou encore avec Brive et Béziers ? Je suis déçu mais cela veut dire que le Sud-Ouest pèse encore beaucoup dans les décisions. Je commence à accepter les déceptions, cela fait partie du sport“. Si le Sud-Ouest est encore puissant, Nevers incarne justement cette redistribution des cartes dans l’équilibre des puissances.

Pro D2 – Josaia Raisuqe (Nevers) contre MassyIcon Sport


L’œil sur l’entraînement de ses ouailles, le président Régis Dumange essaie de ne pas penser à une montée en fin de saison mais… prévoit quand même cette option en bon gestionnaire. “Le Top 14, c’est un peu comme accéder au CAC 40 pour un chef d’entreprise, sourit-il. La progression est tellement importante depuis dix ans qu’il faut accepter ce qui va arriver. Si les choses doivent se faire, elles se feront. Dans le cas contraire, nous aurons fait une belle saison et puis nous nous préparerons encore mieux pour la suivante”. Avec une année d’expérience en plus à ce niveau, l’USON serait sûrement encore plus redoutable.