Parc éolien de Saint-Nazaire : son avenir entre les mains du Conseil d'Etat

Le parc éolien de Saint-Nazaire est contesté par deux associations, Prosimar, l’association pour la protection du site et de l’environnement de Sainte-Marguerite, basée à Pornichet, et GRSB, le Groupement des résidents secondaires de La Baule.

Le rapport présenté ce mercredi par un magistrat du Conseil d’Etat a nécessité seize mois d’instruction. La décision qui scellera l’avenir du parc sera ensuite rendue d’ici deux à trois semaines.

Lancé en 2012, le projet de parc éolien de Saint-Nazaire prévoit l’implantation de 80 éoliennes en mer avec une capacité pour chacune de 6 megawatts, soit une puissance totale de 480 megawatts.

Les 80 éoliennes seraient implantées entre 12 et 20 kilomètres du littoral au large du Pouliguen, à des profondeurs variant de 12 à 25 mètres.

La production du parc éolien en mer de Saint-Nazaire permettrait de couvrir 20% de la consommation d’électricité de la Loire-Atlantique. Sa mise en service est annoncée à l’horizon 2022.

Parc éolien de Saint-Nazaire

 

Les énergies renouvelables progressent en Europe, la France parmi les retardataires

Onze pays européens ont déjà atteint leurs objectifs 2020 de développement d’énergies renouvelables, tandis que les deux les plus en retard sont les Pays-Bas et la France, selon des données officielles publiées mardi.

En 2017, les énergies renouvelables ont représenté 17,5% de la consommation finale d’énergie de l’Union européenne, en hausse de 0,5 point sur un an, et leur part a plus que doublé depuis 2004, selon des données d’Eurostat.

Dans sa stratégie “Europe 2020”, l’Union européenne (UE) prévoit d’atteindre 20% d’énergie consommée à partir de sources vertes (hydraulique, éolien, solaire, biomasse, etc.) et chaque pays a ses propres objectifs, en fonction de sa situation de départ et de son potentiel.
 
La Suède est la meilleure élève avec 54,5% de sa consommation provenant d’énergies renouvelables pour un objectif de 50%, devant la Finlande (41%) et le Danemark (35,8%).

A l’inverse, les Pays-Bas avec 6,4% d’énergies vertes et la France (16,3%) sont les pays les plus en retard, avec un écart respectif de 7,4 et 6,7 points par rapport à leurs objectifs.

Par type d’usage, 30,7% de l’électricité consommée dans l’Union européenne provient de sources vertes, en particulier de l’éolien qui a détrôné pour la première fois en 2017 l’hydroélectricité et près d’un cinquième de la chaleur est issue de renouvelables.

Par ailleurs, 7,6% de l’énergie utilisée dans les transports provenait en 2016 d’énergies renouvelables (biocarburants, hydrogène, électricité verte, etc.) pour un objectif fixé à 10% en 2020.

Au delà de 2020, l’Union européenne s’est engagée pour 2030 à porter la part des énergies renouvelables à 32% de sa consommation d’énergie.