Ligne Lyon-Turin : les élus écologistes veulent “stopper le fiasco”

Les élus écologistes du groupe RCES au conseil régional ont appelé à l’arrêt officiel du projet de ligne entre Lyon et Turin pour agir “dès aujourd’hui pour le report modal dans les Alpes”.

Après le rapport rendu public par le Gouvernement italien sur la ligne Lyon-Turin, les élus RCES ont appelé à “stopper le fiasco” pour agir “dès aujourd’hui pour le report modal dans les Alpes”. Dans cette analyse, selon nos voisins italiens, la ligne à grande vitesse “présente une rentabilité très négative” avec des coûts supérieurs de 7 milliards d’euros à ses bénéfices qui ne seront escomptés que pour 2059.

En 2012 déjà, côté français cette fois, la Cour des comptes notait que ce projet de Partenariat public privé présentait une faible rentabilité socio-économique et que la mobilisation d’une part élevée de financements publics se révélerait très difficile à mettre en œuvre. Manière douce de dire que ce PPP est en réalité un Pillage du Public par le Privé. Elle recommandait de ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante”, rappellent de leur côté les élus RCES. 

Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence, ce projet est un gouffre financier. Il est temps d’agir dès aujourd’hui pour désengorger les vallées alpines des camions de marchandises. Il est aberrant, alors que la pollution de l’air fait 7 millions de morts par an dans le monde, que les rapports sur le climat sont de plus en plus alarmants, que la vallée de l’Arve connaît 88 jours de pics de pollution par an, de voir qu’autant de poids lourds traversent encore chaque jour les Alpes. La place des marchandises est sur les rails. Il est possible d’utiliser la ligne existante et de mettre 50 % des camions sur les rails d’ici 2020. Cela aurait dû être fait avant. Laurent Wauquiez a annoncé début 2017 mettre 10 millions d’euros sur la table pour le report modal dans les Alpes.  Plus de deux ans plus tard, rien n’est fait… En attendant, les Hauts-Savoyards et Savoyards sont de plus en plus asphyxiés”, a commenté Jean-Charles Kohlhaas membre du groupe RCES à la région.