Ils détectent une grande quantité de glyphosate dans leurs urines et portent plainte

Ce mercredi 13 février, 45 personnes ont déposé plainte devant le tribunal de Toulouse pour « mise en danger de la vie d’autrui »,
« tromperie aggravée » et « atteinte à l’environnement », après avoir retrouvé du glyphosate dans l’analyse de leurs urines. Pour rappel, ce pesticide est classé comme étant probablement cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une quantité supérieure à la maximale autorisée

L’analyse de leurs urines avait été réalisée fin décembre dernier devant huissiers et avait révélé la présence de 1 113 microgramme de glyphosate par litre d’eau potable en moyenne. Un résultat au-delà de la réglementation fixée à un seuil maximal de 0,1 microgramme.

« J’ai un taux de glyphosate dans les urines qui est 22 fois supérieur à celui qui est admissible »

Pascal Barbier, trésorier d’Europe-Les Vers Midi-Pyrénées, a raconté à FranceInfo : « personnellement, j’ai un taux de glyphosate dans les urines qui est 22 fois supérieur à celui qui est admissible dans l’eau potable. Très honnêtement, j’ai été surpris, je pensais que je serais moins contaminé par ce produit ».

Arrêter l’utilisation du pesticide ?

Lui et une quarantaine d’autres personnes concernées ont décidé de porter plainte individuellement « pour alerter l’opinion et pour mettre les responsables politiques et industriels devant leurs responsabilités » selon Pascal Barbier, qui demande l’arrêt complet de l’utilisation du glyphosate, mais également de l’ensemble des pesticides chimiques de synthèse dans l’agriculture.

La sortie du glyphosate d’ici 2021 était une mesure envisagée par Emmanuel Macron dans la loi agriculture et alimentation, mais refusée en mai 2018 par les députés. Le chef de l’État a alors changé d’avis, affirmant que la France ne parviendrait pas à se passer à 100% de cet herbicide, en tout cas pas en trois ans.