Grand débat Déferlement de critiques contre les fonctionnaires accusés d'être des « profiteurs »

Sur les 1 232 contributions sur le sujet publiées lundi, à mi-chemin du débat national et à un peu plus d’un mois de la présentation de la réforme, c’est indéniablement le «travail à vie des fonctionnaires» qui cristallise le plus les passions. «Il faut déjà soumettre à la population un vote pour garder ou non» ce système, écrit un internaute. Un contributeur, sous le pseudo Bilounette, condense: «Les fonctionnaires doivent être virables (sic) comme dans le privé».

« Ne pas payer un fonctionnaire à rien faire »

Autre source de railleries, la productivité des agents publics. «Ne pas payer un fonctionnaire à rien faire pendant dix ans sous prétexte que son poste est supprimé», souligne Léchopier, en référence au Gilet jaune Jean-François Bernaba, fonctionnaire territorial sans affectation payé 2 600 euros net mensuels depuis une décennie. La plupart d’entre eux, suggère un internaute, se laissent «vivre tranquillement sans se remettre en cause» et «exécutent des tâches inutiles, juste pour justifier la dépense publique».

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Parmi les principales propositions du projet de loi qui doit être présenté fin mars en Conseil des ministres, la rémunération «au mérite» et la suppression de 120 000 postes d’ici 2022 sont applaudies. D’ailleurs, tranche phd94, les fonctionnaires sont «surpayés».

Réduire le nombre de fonctionnaires à un million

Quant à leur nombre, 5,5 millions actuellement, Roland suggère de le réduire tout simplement de «1 million» en dix ans. «Ils sont beaucoup trop nombreux pour leur efficacité !», abonde Martiny. Les fonctionnaires peuvent toutefois compter sur des soutiens, minoritaires mais notables. «Les agents de la fonction publique sont méprisés par le gouvernement», déplore ainsi soso. «Il faut donner plus de moyens à l’éducation nationale et revaloriser de façon significative les salaires