Décryptage AOF du palmarès du SBF 120 à la clôture -Mardi 12 février 2019 La plus forte hausse

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(AOF) – MICHELIN (+13,05% à 102,60 euros)

Le titre Michelin était gonflé à bloc aujourd’hui sur la place de Paris où il a domine outrageusement le CAC 40. Le fabricant de pneumatiques a publié des résultats 2018 globalement meilleurs que prévu, malgré l’évolution défavorable du côté des matières premières et des devises, la baisse du marché chinois et des charges liées à la fermeture à venir du site de Dundee au Royaume-Uni. Le groupe a profité de sa discipline sur les tarifs et de la montée en gamme de son offre.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

– Leader mondial, né en 1932, des pneumatiques avec 18 % du marché ;

– Groupe organisé en trois divisions : pneus pour véhicules de tourisme et fourgonnettes, poids lourd et spécialités, avec un chiffre d’affaires à peu près équilibré entre l’Amérique du nord, l’Europe et le reste du monde ;

– Marché mondial encore attendu en forte croissance ;

– Activité réalisée aux trois quarts sur le marché des pneus de remplacement, moins cyclique que la « première monte » et moins sensible à la santé des constructeurs automobiles ;

– Capacité à anticiper les évolutions de marché par la diminution de : la sensibilité au cours du caoutchouc naturel (1/3 des achats) par le rachat en 2017 du forestier SIPH / la dépendance aux fournisseurs par les « in-house solutions » ;

– Positionnement différenciant sur le pneu de spécialités, très bien margé (aéronautique, agriculture, génie civil, mines…) et montée en gamme du pneu «premium», deux fois plus margé que le pneu classique ;

– Forte capacité de recherche et d’innovation, y compris dans les process de production, avec automatisation dans les sites industriels européens et redéploiement de la base de production industrielle dans les émergents ;

– Stratégie de reconquête de la croissance, fondée sur les partenariats et les acquisitions, notamment Fenner ;

– Situation financière plus solide que celle de ses concurrents, d’où la notation A ;

– Générosité pour les actionnaires marquée par des rachats d’actions (75 M€ en 2018) et un engagement de pay-out de 35 % au moins.

Les points faibles de la valeur

– Repli de la croissance des marchés européen et chinois ;

– En Europe, agressivité de la concurrence « low cost », et impact négatif des normes WLTP ;

– Poursuite en 2018 de la hausse du prix des matières premières –caoutchouc, noirs de carbone et dérivés du pétrole (40 % des achats) ;

– Avertissement sur perspectives du marché mondial.

Comment suivre la valeur

– Efficacité de la nouvelle gouvernance suite au départ de Jean-Dominique Senard, parti remplacer Carlos Ghosn à la tête de Renault;

– Performances de la « première monte » étroitement liées à celles du marché automobile mondial et activité de remplacement sensible au taux de chômage ;

– Sensibilité aux déclarations des concurrents, tels Bridgestone et Goodyear ;

– Plan stratégique 2016-2020 aux objectifs financiers ambitieux;

– Intégration de Fenner, qui apportera son expertise en polymères, ses positions en Amérique latine et Asie et intégration du canadien Camso, numéro 1 mondial des chenilles pour véhicules hors-routes ;

– Société contrôlée par la famille fondatrice Michelin (4 % du capital et 5,17 % des droits de vote) par le biais d’une commandite par actions, statut juridique peu apprécié par les investisseurs car il bloque toute tentative d’OPA.

Automobile – Equipementiers

Sur les dix dernières années, la croissance des efforts en R&D des grands équipementiers a été en moyenne de 7%. Ils se sont lancés dans une course aux investissements, renforcée par le fait qu’ils se retrouvent confrontés à une nouvelle concurrence de la part de start-up sur certaines technologies. Des cycles de vie parfois plus courts des produits exigent aussi des efforts en R&D toujours plus importants. Ces tendances ont engendré un mouvement de consolidation du secteur depuis quelques années. Un exemple récent est le rachat par l’équipementier japonais Calsonic Kansei de la filiale de Fiat Chrysler, Magneti Marelli, pour 6,2 milliards d’euros. Autres effets induits : la multiplication de partenariats et la création d’incubateurs en interne afin de soutenir des start-up innovantes.

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