Dans l'Oise, un arrêté municipal sanctionne les chiens qui aboient

Sarah Ugolini

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Dans l'Oise, un arrêté municipal sanctionne les chiens qui aboient
Paula Sierra / Getty Images

Un arrêté entré en vigueur ce lundi 11 février à Feuquières vise à verbaliser les propriétaires de chiens aboyeurs. Une décision administrative qui ne fait pas l’unanimité.

Il ne fait pas bon être un amoureux des chiens à Feuquières ! Dans ce village de l’Oise de 1.500 habitants, les dix-neuf élus du conseil municipal ont voté, mardi 5 février, un arrêté pour mettre fin aux aboiements intempestifs. Selon Le Monde, il vise à verbaliser les propriétaires de chiens aboyeurs. Une décision qui fait suite à une pétition de riverains du village contre un propriétaire de six à sept chiens. Lassés par les nuisances sonores, des Feuquièrois ont interpellé le maire sur ces aboiements intempestifs, mais une mise en demeure pour stopper les nuisances n’a pas suffi à régler le problème de voisinage.

Face à une situation jugée comme un “calvaire”, l’édile a donc décidé de prendre une décision administrative. “Dans une commune rurale, il n’y a pas de police municipale pour intervenir et les gendarmes ont autre chose à faire. Donc comme ça fait des mois que ça dure et que les conciliations ont échoué, l’arrêté prendra effet dès ce lundi 11 février”, a confié au Monde le maire Jean-Pierre Estienne. En pratique, l’arrêté visant les propriétaires de chiens, leur interdit de laisser leurs animaux dans leur enclos sans qu’ils ne soient en mesure de faire cesser à tout moment leurs aboiements prolongés ou répétés.

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En cas de non-respect de cet arrêté, les propriétaires de chiens risquent une amende de troisième catégorie en cas de plainte, soit 68 euros. “Cet arrêté n’interdit pas aux chiens d’aboyer, mais il demande aux propriétaires de chiens de faire en sorte que lorsqu’ils aboient, ils ne perturbent pas l’environnement”, a justifié le maire auprès d’Oise Hebdo. Sa décision administrative destinée à assurer la quiétude de ses administrés ne suscite pourtant pas l’adhésion de tous. Stéphane Lamart, de l’association “Pour la défense des droits des animaux”, s’indigne contre cet arrêté et souhaite même le faire interdire devant le tribunal administratif.

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“Un tel arrêté est ridicule et inacceptable” selon “Pour la défense des droits des animaux”

“Dresser des procès-verbaux aux propriétaires sous prétexte que leur chien aboie, il ne faut pas exagérer. Une ville sans animaux est une ville morte !”, a assuré l’associatif auprès du Courrier Picard pour qui “un tel arrêté est ridicule et inacceptable”. Quant à la “solution” du collier électrique proposée par le maire de Feuquières, Stéphane Lamart suggère avec ironie que “le maire le teste lui-même et dès qu’il essayera de parler, il verra si c’est efficace”. Le président de “Pour la défense des animaux” dit oui “à de l’éducation canine, mais non au collier électrique qui devrait être définitivement interdit à la vente dans notre pays”.

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