10 attentats déjoués et 7 mosquées fermées depuis l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste

Plus d’un an après son entrée en vigueur, Christophe Castaner et Laurent Nunez ont communiqué ce mardi le premier bilan, jugé “positif”, de l’application de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. 

Ce premier bilan chiffré communiqué par l’Hôtel de Beauvau fait état, au 8 février 2019, de 10 attentats déjoués sur le territoire français depuis l’entrée en vigueur de la loi, le 30 octobre 2017. Sept mosquées ont par ailleurs été administrativement fermées à la demande des préfets, des décisions systématiquement confirmées par des juges. “À l’expiration de la décision de fermeture, aucune mosquée n’a rouvert” précise le ministère. 

3 attentats perpétrés sur le sol français

Le communiqué précise aussi que 106 mesures individuelles ont été prononcées depuis octobre 2017. Sur 40 recours contre elles, 37 ont été confirmées par le juge.

Le ministère indique ensuite que 93 “visites domiciliaires”, c’est-à-dire perquisitions, ont également été autorisées par le juge des libertés et de la détention. L’Intérieur souligne d’ailleurs que “de telles visites ont permis de déjouer un attentat en préparation et de stopper la création d’une filière de recrutement et d’acheminement de combattants vers le Levant (l’Irak et la Syrie)”.

Le communiqué du ministère de l’Intérieur rappelle également que la France “a été touchée à trois reprises par le terrorisme” depuis la promulgation de la loi. En effet, 4 personnes ont été tuées et 15 blessées le 23 mars 2018 lors d’un attentat perpétré à Trèbes, puis une attaque au couteau a tué une personne et blessé 4 autres dans le quartier de l’Opéra à Paris, le 12 mai 2018. 5 personnes ont perdu la vie et 11 ont été blessés dans une fusillade sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre dernier.

Cette loi antiterroriste, promulguée en octobre 2017 sur fond de colère des magistrats, permet désormais la fermeture de lieux de cultes, de renforcer les contrôles d’identité sur un lieu ou un événement à risque ou encore de radier ou muter des fonctionnaires radicalisés.