Vers une hausse des prix chez Volkswagen

Hausse des prix en vue chez Volkswagen. Le géant allemand aux douze marques (Audi, Volkswagen, Seat, Skoda, Porsche…) doit réduire les émissions de ses véhicules à 95 grammes de CO2 par kilomètre en 2020. Un objectif qui impose, outre une électrification de sa flotte, des modifications sur ses véhicules. Ces mesures engendreront une « nette hausse des coûts de matériaux », a expliqué vendredi Christian Dahlheim, en charge des ventes du groupe.

Or, Volkswagen explique que les efforts de compétitivité ne suffiront pas à compenser entièrement cette augmentation de coûts, qui pourrait atteindre jusqu’à 3.000 euros par véhicule: « Des hausses de prix parfois  importantes sont nécessaires », a conclu le dirigeant, précisant que celles-ci se ressentiront proportionnellement davantage sur la gamme des petits véhicules les moins chers.

Ventes record

Volkswagen a enregistré un nouveau record de ventes en 2018. Le groupe de Wolfsburg a annoncé vendredi avoir livré l’année dernière 10,83 millions de véhicules, soit 0,9% de plus que l’année précédente. En 2017, le groupe dont l’image a été entachée par les révélations sur le « dieselgate » il y a plus de trois ans, avait déjà atteint  un record de ventes

Le groupe de 640.000 employés explique la progression globale de ses ventes par le lancement d’une série de SUV, ces 4X4 qui ont le vent en poupe. Si les ventes de Volkswagen, première marque du groupe en volumes, n’ont progressé que de 0,2% (6,24 millions de véhicules livrés), ses autres marques ont enregistré de bons résultats, à l’image des camions MAN (19,6%) et Scania (+6,3%), et des marques Seat (+10,5%)et Skoda (+4,4%).

Le groupe surmonte les obstacles

L’exercice s’est pourtant avéré difficile en 2018 en raison des difficultés logistiques provoquées par  l’entrée en vigueur en septembre de nouvelles normes anti-pollution européennes (WLTP) sur les véhicules neufs. Volkswagen n’avait pas homologué tous ses modèles à temps à cause du « dieselgate », qui accapare ses ingénieurs et ses bancs d’essais. Il a du coup été contraint de reporter certaines livraisons. La marque haut de gamme Audi en a particulièrement souffert: les livraisons ont cédé 3,5% sur un an en raison de ces retards liées au dossier WLTP au quatrième trimestre.

Autre difficulté: l’affaiblissement du marché en Chine, le marché le plus important du groupe, qui a signé en 2018 son premier repli depuis 30 ans . Dans cette conjoncture, Volkswagen a toutefois tiré les marrons du feu, écoulant 4,2 millions de véhicules, soit 0,5% de plus sur un an. 

En 2019, Volkswagen se montre optimisme et table sur une légère augmentation de la demande mondiale.