Saint-Brieuc. Un tiers de l'eau gâchée à cause des fuites



photo en mars 2017, cette vieille canalisation a cédé sous son propre poids avenue de la libération à saint-brieuc, pendant les travaux teo. elle a été remplacée. © archives ouest-france

En mars 2017, cette vieille canalisation a cédé sous son propre poids avenue de la Libération à Saint-Brieuc, pendant les travaux TEO. Elle a été remplacée.© Archives Ouest-France



En France, près d’un litre d’eau potable produit sur cinq est gaspillé à cause du mauvais état des canalisations (le réseau public géré par les collectivités). Au niveau national, ce taux de rendement (qui permet de connaître la quantité d’eau réellement distribuée par rapport à ce qui est produit) est donc de 80 % environ. Qu’en est-il à Saint-Brieuc ?

Saint-Brieuc est plutôt bon élève. Du moins, la ville-centre et les quatre autres communes gérées en régie puisque le rendement y est de 94,4 % (chiffre de 2017). La raison ? Sur les 8 millions de m³ que Saint-Brieuc produit annuellement dans son usine de Saint-Barthélémy, elle en revend près de la moitié à Véolia pour les territoires voisins. Seulement, 3,7 millions de m³ sont consommés dans les cinq communes. Cette situation gonfle le taux de rendement.

Le rendement est souvent bien moins bon dans les zones rurales où le nombre de branchements est beaucoup moins important et où, par conséquent, le réseau de distribution est plus coûteux et difficile à entretenir. À Plourhan et Lantic (où la distribution est assurée par Suez), le taux de rendement n’était que de 66,3 % en 2017 ! Autrement dit : un tiers de l’eau produite part dans la nature… Cette eau coûte de l’argent à produire (pour la rendre potable) et n’est donc pas facturée.

Dans les communes gérées par Véolia à l’est de l’agglo (Langueux, Hillion, Trégueux, Yffiniac, Plédran), le rendement est de 84,5 %. À Binic-Etables et Saint-Quay, il est de 90,3 %. À Tréveneuc : 85 %.

Ouest-France