Nicolas Dupont-Aignan : « Macron doit soumettre sa politique à référendum »

A la veille de l’ouverture du grand débat national lancé mardi par l’exécutif pour tenter d’endiguer la crise des « gilets jaunes » , dont la mobilisation est repartie à la hausse ce week-end, Nicolas Dupont-Aignan, soutien de la première heure du mouvement, reste fidèle à son franc-parler. « Le grand débat, c
‘est de la foutaise, du blabla. Si ce n’était pas triste, je hurlerais de rire. Les Français ne sont pas infantiles et n’ont pas besoin de paternalisme. Il n’y a pas de sujets autorisés ou interdits, c’est extravagant. » Invité ce dimanche du Grand Rendez-Vous, l’émission politique d’Europe 1 en partenariat avec CNews et « Les Echos », le président de Debout La France exhorte le président de la République à trancher vu la gravité de la situation : « Il a le choix des armes face à trois enjeux : la démocratie, la fiscalité et l’immigration », estime-t-il. « Si Emmanuel Macron et la majorité sont si sûrs d’eux, il n’y a aucun risque à ratifier sa politique par un référendum, comme l’avait fait le Général de Gaulle. C’est une occasion manifeste de réconcilier les élus et le peuple, mais mon petit doigt me dit qu’il en a peur », a lâché le député de l’Essonne, qui reconnaît la légalité de l’élection du président de la République, mais pas sa légitimité. Et Nicolas Dupont-Aignan en a profité pour rappeler qu’il est un défenseur du référendum d’initiative citoyenne (RIC) depuis 2012.

A la recherche d’alliances pour les Européennes

Tête de liste aux prochaines élections européennes pour son parti, Nicolas Dupont-Aignan ne fera pas cavalier seul, mais a décidé de ne pas s’allier, cette fois-ci, avec Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (RN) qui a lancé sa propre campagne ce dimanche. « Je lui ai écrit une lettre en lui proposant un programme solide pour l’Europe, mais elle ne m’a répondu. Je ne veux pas reproduire l’ échec de la présidentielle , car j’ai compris lors du débat du second tour qu’elle ne maîtrisait pas son programme », justifie-t-il. « Je rêve d’une grande entente aux européennes, je cherche des alliances mais je prends mon temps. Beaucoup de Républicains nous rejoignent pour ma vision gaulliste », assure le président de Debout La France, qui se veut confiant avec des sondages le créditant d’« entre 8 et 10 % » des intentions de vote. « C’est aux Français de choisir la liste qui leur paraît la plus sérieuse et expérimentée. » Il a annoncé préparer un rassemblement auquel devraient participer des représentants de 22 pays, à Paris, dans les prochaines semaines. « Le but est de travailler avec le maximum de pays afin que les Euroréalistes puissent se retrouver pour changer et maîtriser l’Europe », annonce Nicolas Dupont-Aignan.