«Grand débat», qui dit quoi ?

En être ou ne pas en être ? La question de la participation à ce «grand débat» voulu par le Président taraude ce qui reste des socialistes et de l’opposition de droite. Jean-Luc Mélenchon, qui soutient les gilets jaunes depuis le début, a fait savoir qu’il y voyait un «exercice pipeauté». Peu de chances donc de voir LFI jouer le jeu de la macronie. Pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, le débat est une occasion de revenir dans la partie : «Je pense qu’il faut prendre le Président au mot. Il veut un grand débat […] eh bien allons-y», a-t-il lancé dimanche sur France 3. A droite, le président de LR, Laurent Wauquiez, tente d’exister. Il a lui aussi écrit une «lettre«Si ce débat veut être utile, il doit être ouvert»,Echos «les questions d’immigration, d’intégrisme et de communautarisme» aux Français», sur sa page Facebook, où il écrit : «Le soi-disant grand débat dont les questions ont déjà été triées […] risque d’être un grossier artifice.»

Jean-Christophe Féraud