Federer: «Je connais très bien mon corps»

Roger Federer, à quelques heures de ce premier match à Melbourne (lundi matin vers 11h, heure suisse), comment vous sentez-vous?

Je me sens très bien. Je suis en forme, j’ai le sentiment de bien jouer. Mais tout cela, il va falloir le confronter à la réalité du terrain, contre Denis Istomin. Oui, je suis en confiance quant à tout ce que j’ai mis en place durant la pause, en travaillant bien, puis lors de la Hopman Cup. Je peux me concentrer sur ce premier tour.

À 37 ans maintenant, avez-vous changé des choses durant votre préparation hivernale?

Non, pas vraiment. En réalité, j’ai même eu la surprise de voir que mon corps réagissait très bien, ce qui m’a presque permis d’en faire encore un peu plus que prévu.

On a vu Andy Murray annoncer qu’il allait très bientôt mettre un terme à sa carrière, ici même à Melbourne peut-être: comment faites-vous à 37 ans pour être dans une telle forme, vous?

D’abord, je dois dire que je suis triste pour Andy. C’est un choc pour nous tous sur le circuit. Pour l’avoir vu souffrir, je sais ce qu’il endure. Il va arrêter et c’est son corps qui a pris la décision, c’est vraiment difficile pour lui. Mais je ne peux que comprendre son choix. Après, nous ne sommes pas tous égaux face aux blessures ou aux douleurs. Il faut de la chance, j’en ai. Je connais aussi très bien mon corps: mon dos, mes genoux, mes muscles, tout. Quand je ressens une douleur, avec l’expérience qui est la mienne maintenant, je sais si je peux encore jouer le lendemain, jouer encore une semaine avec ce souci, ou alors si je dois arrêter immédiatement.

Un mot sur une particularité depuis cette saison: les quatre tournois du Grand Chelem ont désormais quatre règlements différents en fin de cinquième set. C’est aucun tie-break à Roland-Garros, deux jeux d’écart nécessaires; un tie-break normal mais si l’on arrive à 12-12 à Wimbledon; un tie-break normal à 6-6 à Flushing Meadows; un super tie-break à 6-6 (premier à 10) à Melbourne. Cela vous inspire quoi?

Eh bien qu’il va falloir réfléchir à ce qui se passe quand on arrivera à 6-6 dans un tournoi du Grand Chelem. Sinon, quatre manières différentes de terminer le match, ce n’est pas si grave, c’est même plutôt rigolo de mon point de vue. Je ne peux même pas dire quelle formule je préfère. Mais de toute façon, ces matches qui vont à 6-6, cela ne concerne que 2% des rencontres. Ce n’est pas si important. (nxp)