Fashion Week Homme Hiver 2019 : Prada joue ses classiques

01. Miuccia Prada joue la carte de la rigueur conceptuelle

De l’invitation noire sans fioritures, jusqu’au décor éphémère imaginé comme d’habitude par l’architecte néerlandais Rem Koohlaas – ici un podium composé d’un isolant phonique en mousse alvéolée noire éclairé par de petites ampoules à la lumière diffuse -, en passant par la sobriété de la partition stylistique – beaucoup de costumes gris et noirs remasterisés à l’infini et de vêtements d’inspiration militaire -, Miuccia Prada affiche ici son goût pour la rigueur et l’austérité.

Un minimalisme strict qui, avec Miuccia Prada, se teinte toujours de raffinement et joue la carte du mélange des registres. Preuve en est, avec les costumes du soir pour hommes, à la taille sanglée, dont on ne sait plus s’il s’agit d’une combinaison ou d’une association veste pantalon. Le tout pimenté de références aux films d’horreur de séries B, Frankenstein à l’appui.

02. La martingale traditionnelle sur les accessoires

Des sneakers aux sacs en nylon ultra prisés, les accessoires crées par Miuccia Prada se sont souvent avérés être des succès créatifs et commerciaux. Dans cet esprit, la papesse de la mode transalpine continue de miser sur cette martingale gagnante et livre de nouveaux modèles de baskets à semelles épaisses et allure expérimentale, de pochettes incrustées de brillants, ou de sacs ergonomiques en nylon – la matière signature qui a assuré la globalisation de la griffe milanaise.

©SIPA

03. Un vrai défilé mixte

L’invitation était claire : il s’agissait bien d’un défilé Femme et Homme, soit 57 silhouettes masculines pour l’hiver 2019 et 20 silhouettes féminines de la prefall 2019. Mannequins féminins superstars (Kaia Gerber, Gigi Hadid ou Liu Wen), variations stylistiques sur le thème de la petite robe noire et multiplication de jupes en nylon – très Prada – … autant d’indices qui indiquent que la griffe ne perd jamais de vue le marché féminin.