Dakar 2019: Loeb flambe et assure que «tout est possible»

Troisième victoire d’étape pour vous sur ce Dakar-2019 et une deuxième place au général. C’est la bonne affaire du jour?
Sébastien Loeb : Ça fait plaisir, c’est sûr. On est revenus deuxièmes en plus, même si c’est serré avec Stéphane Peterhansel. On fait deux bonnes journées, c’est encourageant. Là, on redoutait un peu: on débutait dans les dunes dans lesquelles ont a fini le rallye l’an dernier. Il y avait une certaine appréhension et, finalement, ça c’est bien passé. J’ai essayé de le prendre cool dans les dunes, de ne pas trop prendre de risques, de contourner les obstacles… C’est bien. C’était une bonne stratégie. On a bien roulé sur une étape compliquée.»

Justement, comment vous êtes-vous senti dans les dunes?
A un moment, je pensais avoir tout perdu: on s’est retrouvés dans un grand cordon de dunes de 300 mètres de haut et il y avait un waypoint (point de passage, NDLR) ouvert… de l’autre côté. Impossible de remonter. On a fini par redescendre dans la vallée, faire le tour de tout le cordon pour monter de l’autre côté et aller le chercher. Une fois revenus, on a vu Nasser (al-Attiyah, NDLR) qui arrivait dans nos traces. Là, on s’est dit: Cool, il a fait la même.» (sourire)

Vous ouvrez cette spéciale: voir que personne ne revient sur vous, c’était un soulagement?
Oui, surtout dans la première partie. Comme je l’ai dit, je l’ai pris cool, je n’allais pas forcément droit dans les dunes, Daniel (Elena) a fait une erreur de navigation mais on est parvenu à rectifier. Là, on commençait un peu à regarder dans les rétros pour voir où il (Nasser al-Attiyah) était. Finalement, il ne nous prend qu’une minute et demi dans la première spéciale. Dans la deuxième, on ne regardait plus derrière. Je savais qu’on était bien: la spéciale avait un profil qui me va bien, qui va bien à notre voiture…»

Vous avez ouvert une fois et vous avez gagné. C’est donc que vous pouvez le refaire?
On peut toujours essayer. Demain, je crois qu’ils annoncent 100 km de dunes, ça va être quelque chose. Pour l’instant, tout va bien. On va essayer de continuer comme ça. Tout est possible. Tout est possible dans tous les sens. Aujourd’hui, on voit +Peter+ (Stéphane Peterhansel) qui +se tanke+ dans les dunes et perd 20 minutes… Personne n’est à l’abri de se tanker.»