Yann Moix catégorique dans On n'est pas couché: «Je ne présenterai pas mes excuses»

VIDÉO – Invité samedi soir dans le talk-show de Laurent Ruquier sur France 2, l’écrivain est revenu sur la polémique suscitée par ses propos sur les femmes de 50 ans dans Marie-Claire la semaine dernière.

Il est passé de l’autre côté. Samedi soir, quelques mois seulement après avoir laissé son fauteuil de choniqueur à Charles Consigny, Yann Moix est revenu dans On n’est pas couché , en invité cette fois, pour promouvoir son dernier livre Rompre (aux éditions Grasset). Et forcément, Laurent Ruquier lui a proposé de s’expliquer sur ses propos polémiques tenus dans le magazine Marie-Claire la semaine dernière. Il avait déclaré préférer «le corps des femmes jeunes». «Un corps de femme de 25 ans, c’est extraordinaire. Le corps d’une femme de 50 ans n’est pas extraordinaire du tout».

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Pour se défendre, le réalisateur de Podium a commencé par s’appuyer sur un entretien accordé trois semaines «avant l’hémorragie» à Technikart et dans lequel il déclarait: «Non, je ne peux pas vivre avec une femme de 50 ans. Ce n’est pas méchant contre les femmes. Les femmes de 50 ans, il y en a qui sont merveilleusement belles, toutes les femmes sont belles à tout âge». «C’est un problème personnel: ne pas pouvoir accepter son âge à soi. Mais j’accepte très bien l’âge des autres. Je ne dirai jamais qu’une femme de 50 ans n’est pas désirable, pas belle, ce serait une aberration», a-t-il encore lu après avoir précisé qu’il ne s’agissait pas «d’une réponse qu’il a bricolé depuis pour éteindre l’incendie».

«La malédiction que j’ai, vous croyez que c’est amusant ?»

Comme il l’avait déjà fait au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL lundi dernier, Yann Moix a poursuivi en se disant atteint d’un problème. «La malédiction que j’ai, vous croyez que c’est amusant? Je n’arrive pas à désirer des femmes de mon âge. Ce n’est pas quelque chose qui est enviable. C’est quelque chose d’assez triste finalement parce que je m’aperçois qu’étant une sorte d’adolescent attardé, je n’ai pas accès à une partie de la vie qui en fait la richesse, qui est de quitter cette obsession du vieillissement du corps, pour, en fait, accepter toutes les formes de la vie possibles».

Il a conclu son discours en se montrant catégorique. «Je ne présenterai pas d’excuses, parce que je n’ai voulu blesser personne. Je ne peux pas être responsable de mes inclinations, de mes penchants et de mes goûts. Je suis enfermé dedans comme chaque individu. Il n’y pas de tribunal du goût, et je ne peux pas raturer mes pulsions, mes penchants pour des raisons qui seraient celles de la morale et du tribunal du goût».