Lingerie Indiscrète : l'attente se prolonge

Continuation ou cession. Hier, vendredi, le tribunal de commerce de Poitiers examinait de nouveau le dossier de la manufacture de lingerie Indiscrète de Chauvigny en redressement judiciaire depuis le mois de juillet dernier, en présence des deux cogérantes Christelle Bois et Béatrice Mongella. Les deux femmes, visages fermés, ont indiqué à la sortie de l’audience qui a duré plus d’une heure, que la décision du tribunal qui doit statuer entre une offre de reprise et un dossier de poursuite d’activité porté par un investisseur privé, Michel Gouzon, est mise en délibéré à la semaine prochaine, très certainement mardi ou mercredi.
“ Rien n’est acquis ” Présent également, ce dernier déclarait, quelques minutes avant d’entrer dans la chambre du conseil, être confiant. « Mais tant que le tribunal n’a rien validé, rien n’est acquis. L’administrateur et le mandataire ont rendu leurs rapports et leurs avis, il y a deux jours. Les deux parties sont entendues. Il faut continuer de respecter la procédure. »
L’homme ne pouvait toutefois pas s’empêcher d’imaginer qu’une issue favorable sera donnée au plan de continuation qu’il partage avec les deux cogérantes. « C’est une belle entreprise, mais si notre dossier est validé, il y a encore beaucoup de travail car il y a des choses à changer comme raccourcir les délais ou diminuer les coûts de fabrication. Il faut désormais gérer, pérenniser et surtout rentabiliser. Nous sommes prêts à faire feu. Nous pourrons alors lancer une nouvelle collection ainsi qu’une ligne hommes à l’été, sans doute. Ce qui fait avant tout avancer une entreprise, c’est l’esprit d’équipe et chez Indiscrète il est très fort, très présent. »
Une décision mardi ou mercredi prochain Envisagée pour mardi ou mercredi, la décision du tribunal laisse une nouvelle fois sous tension l’ensemble des protagonistes de ce dossier. « Un plan de continuation est toutefois prioritaire sur une cession donc en cas d’avis défavorable, il reste la possibilité de faire appel, souligne Michel Gouzon. Cest une décision qui appartiendra à Béatrice et Christelle. »