Le mal de mère de Patrick Timsit

C
haque être est seul, et tous se fichent de tous, et nos douleurs sont une île déserte. » Dès son entrée sur la scène du Centre Culturel d’Uccle, tout est dit. Si Patrick Timsit est, comme souvent, seul en scène, ce sera ce soir dans un registre qu’on ne lui connaît pas. Il est là pour donner vie à de nombreux extraits du Livre de ma mère, qu’Albert Cohen publia en 1954.

D’habitude, en quelques minutes, il met les rieurs de son côté, s’attaque aux tabous de son époque, fait rimer provocation avec dérision. Ici, durant les 80 minutes de sa lecture, qu’il incarne de façon magistrale, c’est le silence du public bruxellois qui l’escortera jusqu’au salut final, alors accueilli par les longs applaudissements (mérités) d’une salle debout.