Echauffourées à Toulouse où 5.000 "gilets jaunes" manifestaient

Toulouse, 12 jan 2019 (AFP) – Des affrontements ont éclaté samedi après-midi à Toulouse entre protestataires et policiers alors que 5.000 “gilets jaunes”, selon la préfecture, manifestaient dans le centre historique, a constaté une journaliste de l’AFP.

La place du Capitole a été noyée sous les gaz lacrymogènes, la police tentant de repousser des groupes très mobiles qui leur lançaient des projectiles et les chargeaient. Un canon à eau est venu en renfort de la police.

“Macron bâtard”, “Macron dégage” ont taggé des manifestants sur la façade de la mairie, un bâtiment historique sur la place.

Les cafés et commerces alentour, où beaucoup de clients se réfugiaient ont aussi fermé leurs grilles, tandis que le gros des manifestants se dispersait.

Les incidents ont éclaté près de trois heures après le début de la manifestation, qui a réuni 5.000 “gilets jaunes”, selon la préfecture, qui n’en avait dénombré que 2.000 samedi dernier.

Selon un tweet de la préfecture, une interpellation avait été faite à 15H30.

Défilant au départ dans le calme, le cortège avait opéré la jonction avec une cinquantaine de manifestants réunis à l’appel de la CGT en soutien de revendications de hausse du pouvoir d’achat.

Comme lors des précédents “actes” du mouvement, les participants ont scandé des slogans hostiles au président Macron et à sa politique, comme “Macron démission”. Parmi les banderoles, une s’en prenait aussi aux “Médias tous menteurs”.

Le 5 janvier, plusieurs milliers de manifestants avaient défilé à Toulouse, 2.000 selon le chiffre donné par la préfecture.

Toulouse est l’une des villes en pointe de la mobilisation depuis le début du mouvement des “gilets jaune.

Dans un entretien au quotidien local La Dépêche diffusé samedi, le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, a chiffré à 2,60 millions d’euros la facture infligée jusque là à la collectivité (Mairie, métropole et transports urbains) par les dégradations liées à ce mouvement.

Plusieurs dizaines de “gilets jaunes” ont par ailleurs occupé en milieu de journée la chaussée du viaduc de Millau, dans l’Aude, causant une interruption du trafic, avant de se retirer dans le calme. Des opérations similaires avaient été menées au lancement du mouvement, lors des trois premiers week-end de mobilisation.