Des migrants en grève de la faim

Une centaine de migrants sont en grève de la faim dans les centres de rétention de Vincennes et du Mesnil-Amelot en région parisienne. Ils protestent notamment contre leurs conditions d’arrestation et d’enfermement.

Vue extérieure du centre de rétention pour migrants à Vincennes
Vue extérieure du centre de rétention pour migrants à Vincennes © AFP / JACK GUEZ

Enfermé dans le centre de rétention de Vincennes, Niaki est en grève de la faim depuis une semaine avec une quarantaine d’autres migrants. Ce Malien, arrivé en France il y a deux ans, travaille comme agent d’entretien dans les banques. Mais comme il n’a pas de papiers, il a été arrêté par la police avant d’être placé en rétention. “Nous voulons des papiers pour pouvoir travailler normalement et gagner notre vie”, dit-il. 

Ils sont également plusieurs dizaines à avoir entamé une grève de la faim au Mesnil-Amelot, dans l’un des centres de rétention où la Cimade vient en aide aux étrangers. David Rohi travaille pour l’association. Selon lui, ce mouvement de protestation est la conséquence directe de la politique répressive mise en place par le gouvernement: “On a un nombre de personnes enfermées de plus en plus important. Par ailleurs, _une nouvelle loi vient d’entrer en application le 1er janvier. Elle double la durée maximale de rétention qui est passé de 45 à 90 jours_. C’est un contexte propice aux révoltes et aux revendications comme cette grève de la faim”. 

L’an passé, la Cimade a constaté une hausse de 20 à 40% du nombre de migrants qui ont été enfermés dans les centres de rétention où intervient l’association.