Déplacement de Jean-Michel Blanquer dans la Drôme : les "gilets jaunes" perturbent la visite

Die, France

Le ministre de l’Éducation nationale n’aura pas croisé les gilets jaunes à son arrivée au collège-lycée du Diois. Jean-Michel Blanquer est arrivé un peu plus tôt que prévu, vers 7h30, ce qui a pris de court la quinzaine de gilets jaunes qui comptaient l’interpeller au passage.  Les manifestants diois ont été reçus par un conseiller du ministre.

Un peu plus tard, vers 10 heures, un groupe d’une quarantaine de gilets jaunes a tenté de bloquer le passage sur la route d’accès au village de Sainte-Croix. Ce sont les CRS qui ont libéré le passage pour le convoi du ministre qui allait visiter l’école à classe unique. Mais tous les véhicules circulant sur la route de la vallée de la Drôme ont été ralentis par un gros bouchon à la hauteur de l’embranchement.

Les manifestants ralentissent les véhicules sur la D93 à la hauteur de Sainte-Croix - Radio France
Les manifestants ralentissent les véhicules sur la D93 à la hauteur de Sainte-Croix © Radio France
– Nathalie Rodrigues

Après sa visite à l’école à classe unique de Sainte-Croix, Jean-Michel Blanquer doit se rendre à Chabeuil au collège Seignobos. Le ministre en charge des collectivités territoriales Sébastien Lecornu qui l’accompagnait jeudi dans les Hautes-Alpes a lui annulé sa visite dans la Drôme à la dernière minute. Il est finalement rentré à Paris pour préparer le grand débat national.

“Nous voulons responsabiliser les parents face à la violence scolaire” – Jean-Michel Blanquer

Avant cette visite, Jean-Michel Blanquer était l’invité de France Bleu Drôme Ardèche ce vendredi matin. Il nous a confirmé que la suppression des allocations pour les parents des élèves violents était une mesure en réflexion, “parmi d’autres”.  “Ce qui est certain, c’est que nous voulons une responsabilisation des familles et selon un système qui doit être juste et efficace. J’entends beaucoup de gens faire beaucoup de commentaires mais c’est avec ce type d’attitude qu’on a eu le statu-quo et qu’on s’accommode de violences inacceptables”.  Jean-Michel Blanquer présentera son plan contre les violences scolaires à la fin du mois.