Vincent Cassel : « Fred Astaire ou Jackie Chan, c'est pareil »

Interprète de Vidocq dans « L’Empereur de Paris » (en salles le 19 décembre), il s’est tellement investi dans le film de Jean-François Richet qu’il a lui-même chorégraphié ses scènes de combat. Rencontre.

Vincent Cassel se bat. Dans la suite du palace, où il enchaîne les interviews, l’acteur césarisé de L’Ennemi public n° 1 et de L’Instinct de mort (2008) est en guerre contre la clim’. « Dans beaucoup d’hôtels, on ne peut même plus ouvrir les fenêtres. Soi-disant parce qu’ils ont peur que les gens se jettent à travers. » Dans L’Empereur de Paris, il retrouve Jean-François Richet, le réalisateur des films consacrés à Jacques Mesrine, pour une grosse production (on parle d’un budget de vingt-cinq millions d’euros) : le destin d’Eugène-François Vidocq, bagnard évadé qui travaillera pour la police de Napoléon. Dans cette reconstitution soignée et spectaculaire du Paris du Premier Empire, le Vidocq de Richet est aussi un rôle physique, beaucoup plus que dans la version télé des années 1970 (avec Claude Brasseur) ou dans le long-métrage de Pitof en 2001 (avec Gérard Depardieu). Et au générique final, qui est crédité pour les chorégraphies des combats du héros ? Vincent Cassel (52 ans) en personne. Il était donc ravi d’évoquer sa découverte de l’art martial russe qui l’a inspiré.

Quand il découvre le « systema »

« Sur Internet, j’étais tombé sur le systema, un art martial russe. Je trouvais qu’il y avait quelque chose, dans sa forme, de pas démonstratif, pas spectaculaire, mais très efficace. Quand je m’emmerdais sur un plateau, j’en regardais. Je me rappelle même que sur Jason Bourne (de Paul Greengrass, en 2016), comme on faisait beaucoup de combats, plein de mecs étaient là et je…