VIDEO. "Gilets jaunes" : un symbole de protestation mondial

Il devient un symbole de protestation planétaire. Inspiré des manifestations qui secouent la France depuis trois semaines, de plus en plus de manifestants enfilent leur gilet jaune à travers le monde. Le mouvement de contestation s’est notamment exporté en Belgique où les revendications des “gilets jaunes” sont semblables à celles des manifestants français. Le 30 novembre dernier, les manifestations qui se sont déroulées à Bruxelles ont viré à l’affrontement avec les forces de l’ordre.

À environ 2000 kilomètres de là, en Serbie, le député nationaliste Boško Obradović a également enfilé un gilet jaune au Parlement. Il entendait ainsi dénoncer la hausse du prix du carburant dans son pays. “Nous voulons de l’essence à un prix normal ou vous aurez des gilets jaunes dans les rues de Belgrade et de Serbie”, a-t-il prévenu ce mardi 4 décembre. L’été dernier, la Serbie connaissait, en effet, un mouvement social suite à la hausse des prix de l’essence.

Dans l’Union européenne, d’autres “gilets jaunes” apparaissent également. C’est notamment le cas en Bulgarie et aux Pays-Bas pour protester contre le coût de la vie. En Allemagne, ils sont devenus un symbole d’organisations d’extrême droite qui appellent la chancelière Angela Merkel à démissionner.

Mais le mouvement de protestation dépasse aujourd’hui les frontières européennes. Dans la péninsule arabique, les Irakiens enfilent à leur tour leur gilet jaune. À Bassora, la deuxième plus grande ville du pays, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés, mardi 4 décembre, pour dénoncer le chômage de masse auquel sont confrontés ses habitants. Si le mouvement n’est pas directement inspiré des “gilets jaunes” français – la contestation remonte à 2015 – un des organisateurs a pourtant confié que les manifestations parisiennes avaient relancé le mouvement.

Au Burkina Faso, les “gilets jaunes” n’ont pas la même couleur. Depuis fin novembre, ce sont les “chemises rouges” qui manifestent pour protester contre la hausse des prix du carburant. Comme en France, la contestation semble peu à peu s’élargir vers un rejet de la classe politique.