Sarai Bareman (directrice du football féminin pour la FIFA) : « La France est leader dans le foot féminin »

« Qu’est-ce que vous attendez de ce tirage au sort samedi ?

Ce sera superbe, je suis très impatiente. C’est une étape énorme en vue de la Coupe du monde. Cela marque une sorte de coup d’envoi. Qui sera dans quel groupe ? Quel sera le parcours potentiel de chaque équipe jusqu’à la finale ? La cérémonie s’annonce superbe, et cela témoigne de l’évolution dans le football féminin.

La France dans le pot 1

Est-ce que cette Coupe du monde peut marquer un tournant dans l’évolution du football féminin ?

Ce sera une étape très importante pour son évolution. Il y avait déjà une énorme audience il y a quatre ans au Canada, c’était un moment où de nombreuses personnes se sont intéressées au football féminin. Nous voulons faire encore plus grand, encore plus réussi, continuer ce que nous avons fait au Canada. Pour moi le choix de la France est parfait, sur le plan touristique, culturellement, etc. En plus, on est dans le pays des champions du monde. Quand la France a gagné la Coupe du monde en Russie, j’ai su que ça nous servirait énormément pour 2019. La France peut maintenant faire le doublé, qui sait ?

Justement, quel regard portez-vous sur le football féminin en France ?

La France est leader dans le foot féminin. Quand on regarde les clubs français en Ligue des champions… La Fédération française fait énormément pour son développement, je l’ai vu avec la préparation de cette Coupe du monde. La FFF travaille sur l’héritage que le tournoi va laisser aux filles et femmes. Ils font un énorme travail. Les villes aussi sont impliquées, on le voit avec celles qui vont accueillir des matches.

Pour franchir un cap, le football féminin a-t-il besoin de stars ?

Oui, pour que des jeunes filles qui regardent du football féminin puissent s’identifier. Tout le monde sait qui est Messi, Ronaldo, Neymar. Avoir des joueuses reconnues mondialement nous aidera à grandir, avoir plus de popularité, de visibilité. Et le meilleur moment pour voir des stars, ce sera cette Coupe du monde.

En parlant de star, la Norvégienne Ada Hegerberg ne sera pas au Mondial. C’est un coup dur ?

C’est son choix personnel, c’est sa carrière. Nous aurions adoré l’avoir avec nous, d’avoir la meilleure joueuse du monde, celle qui a gagné le Ballon d’Or, mais c’est son choix. »

N. G.