Qui êtes-vous, Ada Hegerberg?


Pourquoi parle-t-on d’elle ?

Lundi soir, Ada Hegerberg est devenue l’égale des Kopa, Cruyff, Platini, Ronaldo, Zidane et autres Messi. Mieux, elle est la première à inscrire son nom à ce palmarès annuel puisque le Ballon d’or féminin lui a été décerné pour la première fois par le magazine France Football. 62 ans après les hommes, récompensés depuis 1956.


Qui est-elle ?

Norvégienne, évoluant à l’Olympique Lyonnais depuis 2014 après deux saisons en Allemagne, Ada Hegerberg a débuté très tôt le football, imitant sa maman, elle-même joueuse. À 16 ans, elle enfile le maillot de l’équipe nationale de Norvège, totalisant 66 sélections et 36 buts. Mais, c’est à Lyon que cette machine à scorer affole les compteurs : 185 réalisations en 149 matchs. Des statistiques à faire pâlir d’envie les spécialistes Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi… Et ce n’est pas fini car, cette travailleuse à la détermination extrême, n’a que 23 ans !


Que faut-il en penser ?

Cela devait être un grand pas pour la femme et pour l’humanité… Après l’apparition de “leur” coupe du monde (1991 contre 1930 pour les hommes), après “leur” ligue des championnes européennes (2001 contre 1955), on pensait que les footballeuses devenaient les égales des footballeurs avec ce Ballon d’or. Autrement dit, un pas de plus vers l’égalité hommes-femmes, vu l’importance du football dans nos sociétés. Malheureusement, à peine ses premières impressions livrées, Martin Solveig, le DJ chargé d’animer musicalement la cérémonie lundi, a demandé à Ada Hegerberg si elle savait « twerker ». Pour ceux nés sous Platini, le twerk est une danse féminine suggestive, succession de secousses du postérieur… Surprise par la question du DJ, la footballeuse a ensuite joué l’apaisement, n’entrant pas dans le débat sur les sportives réduites à leur beauté plastique. Sans clore la polémique autour des propos de Martin Solveig.

Puisse Ada Hegerberg entrer uniquement dans les livres d’histoire, pas que de football, pour ses exploits sur les terrains de sport. Comme ses plus illustres collègues masculins.