Ouverture à Abidjan du 5è Forum des organes de gestion des élections en Afrique

APA – Le 5è Forum annuel des organes de gestion des élections de l’Union africaine (UA), s’est ouvert vendredi à Abidjan, autour de l’intégrité des élections sur le continent, où devraient se tenir d’ici à fin 2019, plus d’une vingtaine joutes électorales.

Les travaux des assises qui devront se dérouler sur deux jours, ont été ouverts par le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, en présence de Minata Samaté, Commissaire aux affaires politiques de l’UA, représentant le président de l’institution et des représentants d’organes de gestion des élections.

Au cours de cette rencontre d’Abidjan, les participants examineront la question du déficit d’intégrité des élections et son impact sur la démocratisation en Afrique. M. Duncan qui a apporté le soutient institutionnel de l’Etat ivoirien, a salué ce cadre d’échanges entre les organismes de gestion des élections.

Selon lui, il est important pour les pays africains de promouvoir la bonne gestion des systèmes électoraux au niveau de l’agenda des États. Car, « sans stabilité politique, sans élection apaisée et sans sécurité, il n’y a pas de paix possible » voire impossible d’envisager les perspectives de développement durable.

« Bien de crises dans nos États tirent leur source ou leur prétexte, directement ou indirectement des questions liées à la conduite des opérations électorales », a fait observer M. Duncan, ajoutant « il est temps que les élections en Afrique cessent de rimer avec tension, violences et morts d’hommes ».

Mme Samaté a appelé à la gestion de processus électoraux « conformes aux principes d’intégrité électorale » afin de garantir la protection des valeurs démocratiques dans les différents pays. Et ce, à travers des cadres juridiques qui augurent une confiance au peuple dans les institutions électorales.

« L’intégrité est la clé de la crédibilité de tout processus électoral et de la légitimité des résultats de ces élections (…). Pour garantir cette intégrité, les responsables électoraux doivent jouir d’une indépendance reconnue par tous les acteurs », a-t-elle poursuivi.

En 2018, quelque 12 élections législatives et présidentielles ont été déjà organisées. A cela devront s’ajouter durant le mois de décembre trois élections, notamment la présidentielle à Madagascar pour le deuxième tour du scrutin le 19 décembre, les législatives au Togo le 20 décembre et le présidentielle en RDC le 23 décembre.

Pour l’année 2019, 21 élections sont annoncées sur l’ensemble du contient africain, avec un premier trimestre très chargé. Il est prévu notamment l’élection présidentielle dans la République fédérale du Nigéria, au Sénégal puis les parlementaires au Bénin et au Botswana.

Le mandat de l’UA exige ente autres, selon Mme Samaté, que l’organisation continentale accompagne ces processus électoraux. Toutefois, l’institution s’emploiera à appuyer ceux qui font la demande grâce à une méthodologie qui prend en compte le déploiement des missions d’évaluation pré-électoral.

Ce dispositif vise à apprécier le niveau de préparation des élections dans les différents pays. En plus, l’UA favorise le déploiement de mission politique présidée par son président en vue d’engager un dialogue permanent dans le cadre de la diplomatie préventive pour s’assurer de processus électoraux pacifiques, a-t-elle fait savoir.

L’organisation prévoit en outre des observateurs à court et long terme qui facilitent le suivi et l’analyse des processus électoraux, a-t-elle poursuivi, indiquant que l’UA implémente un système de suivi post-électoral pour garantir une paix durable après les joutes électorales.

AP/ls/APA