Noël Le Graët : « Corinne Diacre, c'est la meilleure »

Le président de la FFF affiche sa confiance en la sélectionneure de l’équipe de France féminine alors que le tirage au sort de la Coupe du monde 2019 a lieu ce samedi après-midi.

C’est un hasard, mais lorsqu’il nous a reçu le 20 novembre pour évoquer le football féminin, Noël Le Graët avait passé la matinée avec le DTN, Hubert Fournier, pour évoquer les développements à venir du football féminin et venait de déjeuner avec Thierry Cheleman, directeur des sports du Canal +, ravi de l’audience (482 000 téléspectateurs) du PSG – Lyon disputé le dimanche 18 novembre (1-1). Avant le tirage au sort de la Coupe du monde ce samedi après-midi, il fixe un objectif pour les Bleues et dessine les perspectives à explorer pour le football féminin.

Le football féminin en France

« On n’a plus de complexes face à l’Allemagne »

« Quand avez-vous perçu le potentiel de développement du football féminin ?
Lors de la Coupe du monde en Allemagne en 2011. C’était un déclic. Je venais d’être élu à la F??édération trois jours avant (le 18 juin). Je voyais des stades pleins et enthousiastes comme à la Coupe du monde des garçons. Notre équipe nationale était bonne malgré très peu de moyens de préparation. Notre organisation était vraiment riquiqui. Même les tenues n’étaient pas terribles. Dès ma première semaine, j’ai fait en sorte que Brigitte Henriques (vice-présidente de la Fédération) travaille au développement de la section féminine de la Fédération.

Est-ce pour cela que vous avez décidé de lancer un plan pour le football féminin ?
Au retour de la Coupe du monde, elles devaient aller jouer en Pologne en car. J’ai déplacé le match et je les ai fait jouer à Lens. Dès le premier match, plus de 18 000 personnes (18 305). Il y avait un impact populaire intéressant. Avec 53 000 licenciées à l’époque, on était nuls. Il fallait mener deux opérations à la fois : valoriser le haut niveau, l’équipe de France, et mettre en place dans tous les districts une politique du foot féminin. Aujourd’hui, on arrive à des chiffres importants (165 000 licenciées). On est le deuxième pays d’Europe, même si l’Allemagne reste devant nous assez nettement. Mais on peut atteindre l’objectif de 300 000 licenciés d’ici cinq ans. Cela devient une petite fédération au sein de la FFF.

Vous attendiez-vous à un développement aussi rapide ?
On a présenté un plan mais ce sont les clubs qui décident et qui sont le moteur. On manquait de clubs et les jeunes filles n’avaient pas la possibilité de jouer. Aujourd’hui, quand un club crée une section féminine, il y a 50 licenciées dès la première semaine. Même des dirigeants très sceptiques au départ voient bien l’intérêt qu’ils peuvent…