MESSAGE AUX PEUPLES AFRICAINS

Déjà, face à la presse, le mardi 27 novembre, Abdou  Latif Coulibaly, ministre de la Culture et le directeur du musée Pr Ahmadou Bokoum avaient rappelé que ce musée «est panafricain et de portée universelle».  Ce qui faisait dire au ministre la Culture que son inauguration  est «la fête de l’art africain. Les œuvres qui seront présentées vont dans le sens de la civilisation africaine».

Interrogé sur la restitution des œuvres africaines expatriées pendant la colonisation, il estime qu’«il souhaiterait reprendre tous les objets qui sont identifiés comme étant du Sénégal. On a aménagé deux salles et maîtriser la température et l’humidité pour la conservation des œuvres. On peut même accueillir les œuvres d’autres pays». Le ministre précisera en outre que le musée «revendique le statut des musées modernes. On a dix huit milles pièces».

 

Les objets importants liés à la religion y sont également exposés. Il y a entre autres le crâne de Toumay (découvert au Tchad), les vestiges des premiers hominidés, des crânes d’outils en pierre, peintures, sculptures et autres masques. Quand au directeur du musée, Ahmadou Bokoum, il soulignait que l’objectif de ce centre est de faire connaître l’histoire africaine et de se projeter dans le futur. Seront également abordés le «Code de noir et le Code de l’indigénat». Et l’exposition exprime également l’identité du Musée des Civilisations Noires comme étant un enfant du Festival Mondial des Arts Nègres et la longue marche du panafricanisme. L’exposition manifeste l’œuvre des civilisations dont l’Afrique a été et continue d’être le foyer, sur le continent et dans la diaspora, en premier lieu. 

 

L’accent y est mis sur la Charte du Mande, la Proclamation de l’Ubuntu en même temps qu’est présenté l’apport de l’Afrique dans le développement de l’humanité en matière de science et de technologie. En second lieu, l’exposition présente la capacité africaine de produire des civilisations de la rencontre. Ainsi, à  côté de la créativité continue des spiritualités endogènes, l’approbation africaine des religions abrahamiques est mise en évidence. En troisième lieu, il est montré que les terribles épreuves de l’esclavage ont aussi manifesté la résilience, dans le continent et dans les diasporas africaines, faisant ainsi de la mondialisation, de la négritude la création continue de la culture vivante.