L'humoriste Jeff Panacloc fête Noël sur TF1

« Est-ce que Kenji Girac qui chante Petit papa Noël, ça va plaire aux téléspectateurs ? » A quelques heures de la diffusion de « L’étrange Noël de Jeff Panacloc », le ventriloque le plus connu de France a une boule au ventre. Six mois de travail et un budget « confortable » pour mettre en boîte ce programme de variétés innovant, qui mélange chants de Noël, fictions, fausses pubs et interviews vachardes façon Jean-Marc, sa marionnette. Pour cette première, une quarantaine d’artistes et de visages de TF1 ont accepté de jouer le jeu. Une petite prouesse.

Rééditer le coup de maître

En juillet 2016, la diffusion de son premier spectacle sur TF1 avait cartonné face à Fort Boyard : 4,9 millions de téléspectateurs. Dans la foulée, la chaîne lui avait commandé une émission inédite. « On rêve tous d’une proposition comme celle-là », se réjouit Jeff Panacloc. Restait à trouver la bonne idée. C’est son manager qui lui a soufflé en évoquant Noël, il y a six mois. « J’ai eu carte blanche, assure le ventriloque de 32 ans, qui regardait plus jeune les émissions de variétés de Dorothée. Mon idée, c’était de mélanger fiction et plateau, mais à ma façon. »

Coaché par Nikos Aliagas

« Lancer la pub ou un jeu SMS, c’est bien plus compliqué qu’on le croit, poursuit l’artiste. Nikos (NDLR : qui interprète son propre rôle) m’a conseillé, pour ne pas me disperser, de ne pas trop réfléchir. Il faut se mettre en mode machine et se laisser guider par la production. » Il a également comme modèle Jean-Pierre Foucault, qui fait lui aussi une apparition.

Cyril Hanouna, son fidèle ami

« La guerre Hanouna-TF1, ce n’est pas mes affaires », lâche Jeff Panacloc. Au point de citer en début d’émission le nom de l’animateur de C8 et d’accepter de venir sur le plateau de « Touche pas à mon poste » mardi, contrairement aux autres animateurs de la Une. « J’y suis toujours bien reçu, glisse-t-il. Cyril Hanouna reste un ami avant tout, qui a du talent et qui m’a invité alors que je n’étais pas encore connu. On a le même public. »

Patrick Sébastien, son parrain

En 2011, l’animateur de France 2 le met à l’antenne dans « Le plus grand cabaret du monde ». C’est avec lui qu’il a peaufiné ses textes et le personnage de Jean-Marc. « J’aurais bien voulu que Patrick soit là, mais ça n’a pas pu se faire pour plein de raisons, regrette Damien Colcanap, de son vrai nom. C’est compliqué pour lui (NDLR : France 2 a décidé de ne pas reconduire son contrat). Il a envie de souffler, de ne plus être dans la lumière. Je suis attristé de l’arrêt du Plus grand cabaret. Ça permettait à plein d’artistes de décrocher des contrats. J’y serai pour la dernière, le 31 décembre. Sur l’enregistrement, je l’ai senti ému, pour la première fois. »

Pascal Obispo, sa bonne étoile

C’est l’autre personnalité qu’il voulait absolument avoir en plateau. Fan du personnage, Pascal Obispo avait invité Jeff Panacloc et sa marionnette sur un « Vivement dimanche », il y a cinq ans. « Le lendemain, on a fait bugger tous les sites de réservations, se souvient l’artiste. On n’a jamais autant vendu de places de spectacle en 48 heures. Depuis, ça n’a plus jamais baissé. Je lui dois beaucoup, comme à Michel Drucker. »

Ses rendez-vous ratés avec « Un incroyable talent »

Il avait tenté le casting de la première saison, mais n’avait pas été retenu. « Peut-être que j’étais mauvais, avance Jeff Panacloc. Mais je n’en garde pas d’amertume. J’ai même proposé à Eric Antoine d’être juré le temps d’une soirée. Ça aurait pu se faire si on avait trouvé une date. » Entre-temps, le saltimbanque a refusé de participer à la version américaine. « Je ne parle pas assez bien anglais », assume-t-il. Et d’ajouter : « C’est quand même compliqué d’entendre Hélène Ségara dire que c’est de la merde à un jongleur, par exemple, après un numéro de deux minutes. »

Son soutien aux gilets jaunes

« J’ai envie de les soutenir, même si je vais m’exposer à des critiques, raconte Jeff Panacloc. On a dépassé l’entendement samedi dernier. La violence n’est pas la bonne façon de se faire entendre. J’espère qu’ils vont trouver un accord avec le gouvernement. Nous, les artistes, on est privilégiés. Mais je sais d’où je viens, j’ai des parents et des potes qui galèrent aussi. A mon niveau, je me bats pour que les places de spectacles ne dépassent pas 50 €. »

NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« L’étrange Noël de Jeff Panacloc », à 21 heures ce samedi sur TF1.