Les Gilets jaunes s'invitent chez la députée

Une délégation de Gilets jaunes villefranchois a été reçue, hier matin, par la députée, Anne Blanc, à sa permanence du boulevard Haute Guyenne. Elle lui a présenté la large plate-forme de ses revendications, avec l’accent mis sur la question du pouvoir d’achat.

Les Gilets jaunes ont été rejoints devant la permanence par un groupe d’une trentaine de lycéens de Raymond-Savignac qui ont poursuivi leur action entamée lundi, pour exprimer leurs inquiétudes sur Parcours Sup et la réforme du baccalauréat.


Aujourd’hui, deux Sébazacois seront à Paris pour la deuxième fois consécutive. Ils seront accompagnés d’une dizaine d’autres Aveyronnais.

Malgré les violences de samedi dernier, William Vic et Cyril Hoareau se font «un devoir» de se rendre aujourd’hui encore à Paris.

Accompagnés d’une dizaine d’autres gilets jaunes, ils ont pris, une nouvelle fois le train hier soir. Avec cette conviction, intacte, que «c’est à Paris qu’il faut être si l’on veut se faire entendre». Pour William Vic, 29 ans, «voir ce qui se passe réellement à Paris, pas seulement à travers les caméras de télévision, reste essentiel. C’est sans prétention aucune qu’on se fait les porte-parole de ce qui se passe à Paris».

Car, pour les deux gilets jaunes, «tout se passe désormais là-bas». «Les lieux de pouvoir, l’Élysée, l’Assemblée nationale, le Sénat, mais aussi la plupart des médias sont à Paris. Manifester à Paris, c’est faire prendre à notre mouvement une autre dimension», souligne Cyril Hoareau.

Les deux Sébazacois sont aussi conscients des débordements qui auront probablement lieu aujourd’hui dans les rues de la capitale. «Malheureusement, je n’aime pas dire ça, mais on a l’impression que ce n’est que par la violence que l’on peut se faire entendre», poursuit Cyril Hoareau.

«Mais malgré tout ça, la plupart des gens continuent à soutenir le mouvement. Et ce soutien se manifeste aussi par de l’aide concrète. Par exemple, à Paris, nous sommes hébergés gratuitement», rajoute William Vic. Sur les ronds-points, l’endroit de rassemblement privilégié des gilets jaunes, Cyril Hoareau et William Vic discutent beaucoup, rencontrent d’autres personnes impliquées dans le mouvement qui, comme eux, sont «révoltées par l’injustice qui règne dans notre pays». Et malgré les annonces du Premier ministre, Édouard Philippe, «rien ne calmera la colère des gens. Ces annonces ont été faites trop tard. Et puis ils ne font que temporiser». Ainsi, «notre mobilisation se poursuivra jusqu’à obtenir ce que nous voulons : plus de dignité pour chacun». Une mobilisation qui se poursuivra ici, ou ailleurs.