Le Gilet jaune blessé samedi dernier à Toulouse est toujours dans le coma

Le jeune homme grièvement blessé il y a une semaine lors d’une manifestation très tendue des “gilets jaunes” à Toulouse, était toujours dans le coma vendredi, ont annoncé sa famille et ses avocates. Le jeune homme, Benoît, un artisan maçon-charpentier de 28 ans, qui vit à Plaisance, dans le Gers, se trouvait samedi 1er décembre du côté de la gare Matabiau où “il a été victime d’un tir de projectile entre l’oeil et l’oreille, qui venait incontestablement des forces de l’ordre”, précise un communiqué.

Les avocates, Claire Dujardin et Sara Khoury, dénoncent aussi “l’usage d’armes mutilantes, telles que LDB 40×46 (lanceur de balles de défense NDLR) ou grenades explosives, par les forces de l’ordre”.

“Les circonstances et blessures laissent à penser qu’il a subi un tir de flashball”, ajoutent sa famille et les avocates. Le jeune homme “n’avait pu être évacué directement. Il a dû être porté jusqu’à la médiathèque pour être enfin secouru par les pompiers”.

L’état de santé du jeune homme de 29 ans s’était “aggravé” dimanche “de façon critique” et il avait été hospitalisé en neurochirurgie, selon la préfecture. Il a été plongé dans un coma artificiel, et est “actuellement dans le coma”, indique le communiqué. Aucune autre information “à caractère personnel” n’a été communiquée sur le jeune homme.

Famille et avocates dénoncent “la violence avec laquelle les gilets jaunes ont été accueillis” samedi 1er à Toulouse, théâtre pendant plusieurs heures de face-à-face très tendus entre des groupes de manifestants et les forces de l’ordre. “Nous affirmons qu’il n’est pas admissible qu’une personne soit blessée, mutilée ou tuée par la police alors qu’elle participe à une manifestation”, poursuivent-elles. Une enquête pour “rechercher les causes des blessures” de Benoît a été confiée à la sûreté départementale de Toulouse, avait-on appris de source proche du dossier.