Le classement ultime des films « Harry Potter », du pire au meilleur

Le 1er novembre 2018, Netflix ajoutait à son catalogue français l’intégralité de la saga « Harry Potter ». Alors que les plus lents devraient logiquement achever leur marathon, « Vanity Fair » a entrepris la lourde tâche de classer les différents volets de la franchise. Si votre préféré se retrouve en bas de la liste, ne vous inquiétez pas : le pire des « Harry Potter » sera toujours meilleur que tous les « Animaux Fantastiques » réunis.

8. « Harry Potter et le Prince de sang-mêlé »

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© « Harry Potter and the Half-Blood Prince » / David Yates / 2009

Le sixième opus de la saga Harry Potteravait tout pour être l’un des grands volets de la franchise. Le livre sur lequel il se base est l’un des plus intéressants et des plus complexes de l’œuvre de J.K. Rowling — malheureusement, David Yates préfère transformer son adaptation en une comédie romantique adolescente avec, ici ou là, des explications beaucoup trop vagues sur l’un des mystères les plus compliqués de l’histoire : la quasi-immortalité de Voldemort. Les quelques scènes sombres et intelligentes que nous offre le film manquent cruellement d’intensité. Drago Malefoy, censé sombrer dans l’anxiété et la tourmente, n’apparaît que comme un gamin pleurnichard et son affrontement final avec Harry – scène primordiale du livre – est d’une tiédeur déroutante. Si Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé livre tout de même quelques moments à la hauteur du reste de la franchise, il n’est et ne sera jamais le volet sur lequel on se jette quand une envie soudaine de retourner à Poudlard nous prend. Passer autant de temps à filmer un Rupert Grint en pleine opération séduction pour finalement boucler le décès de Dumbledore en dix secondes devrait être passible de prison.

7. « Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 1 »

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© « Harry Potter and the Deathly Hallows » / David Yates / 2010

Si la première partie du septième et ultime volet d’Harry Potter se retrouve si bas dans ce classement, c’est parce que son format même lui empêche d’être un excellent ajout à la saga. Il était primordial de découper le septième tome en deux parties – le 5 et le 6 auraient d’ailleurs pu bénéficier du même traitement – mais il en résulte un sentiment de frustration extrême. Les (nombreux) spectateurs qui ont couru dans les salles obscures pour découvrir ce nouveau film en sont ressortis avec un arrière-goût amer ; comme s’ils venaient de regarder la bande-annonce du prochain, qui ne sortirait que bien des mois plus tard.

La première partie de cette première partie – vous suivez ? – est très bonne : quitter Poudlard offre un vent de fraîcheur à une saga qui se repose souvent sur une construction quasi-immuable. Malheureusement, le trio de sorciers s’égare dans les forêts britanniques et perd, au passage, l’attention de ses spectateurs.

6. « Harry Potter et l’Ordre du Phénix »

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© « Harry Potter and the Order of the Phoenix » / David Yates / 2007

Harry Potter et l’Ordre du Phénix est le premier épisode de la saga à adopter totalement une esthétique plus sombre : Cedric Diggory est décédé devant les yeux d’un Harry Potter traumatisé par l’événement. Si ce cinquième volet propose quelques bonnes idées – notamment les nouvelles têtes brillamment choisies, comme Imelda Staunton ou Helena Bonham Carter, ou encore les prémices de la résistance avec l’Ordre du Phénix face à un ministère de la magie intransigeant – les limites du jeu de Daniel Radcliffe se précisent également dans cet opus. Au lieu de présenter un protagoniste torturé et sous le choc, l’acteur principal incarne un personnage dans l’apitoiement constant. Même son de cloche pour le reste du casting, qui peine à approfondir la dimension émotionnelle propre à chacun de leur personnage. En abandonnant la féérie des premiers films, Harry Potter et l’Ordre du Phénix omet de remettre la magie au centre de ce long-métrage.

5. « Harry Potter et la Chambre des Secrets »

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© « Harry Potter and the Chamber of Secrets » / Chris Columbus / 2002

Retour à l’école pour Harry. Voldemort est vaincu – spoiler : pas vraiment – et après un été désastreux chez les Dursley, le jeune garçon file en voiture volante retrouver ses camarades. La Chambre des Secrets est une très bonne suite à un premier film réussi. On regrette simplement un humour parfois lourd : Kenneth Branagh en Gilderoy Lockhart livre une performance d’abord comique, puis rapidement lassante, tout comme le personnage de Dobby. Cette avalanche de gags fait tâche au beau milieu d’un des volets les plus terrifiants de la franchise : des écoliers frôlent la mort, l’école risque de fermer, et un serpent taille XXL se balade dans les canalisations de l’établissement. Le tout donne un résultat parfois peu cohérent, même si tout à fait divertissant. Mais rien que pour cette image du bras de Harry Potter désossé qui hantera des enfants des décennies durant, La Chambre des Secrets ne peut grimper plus haut dans cette liste.