Handball – Euro 2018 dames La France prête à renverser la Suède

Le match, d’abord prévu ce samedi, a été décalé d’un jour à cause du passage d’une manifestation de « gilets jaunes » aux abords du Hall XXL, mais ce contretemps n’a « rien changé aux plans de départ » d’Olivier Krumbholz. « Les filles étaient prêtes pour jouer samedi, elles le seront tout autant pour dimanche », a assuré le sélectionneur.

Les championnes du monde ont toutes les raisons d’y croire après trois victoires sur la Slovénie, le Monténégro et le Danemark, à chaque fois plus convaincantes à l’image de la gardienne Amandine Leynaud et de la buteuse Estelle Nzé-Minko. Si la notion de dynamique signifie quelque chose, les Bleues ne devraient même faire qu’une bouchée des Scandinaves, qui sont dans la situation opposée.

Déjà battues par le Danemark au premier tour, elles ont commis un nouveau faux pas en s’inclinant devant le Monténégro. Même un double exploit contre la France puis face à la Russie, leurs deux derniers adversaires, ne suffirait pas forcément à les envoyer à Bercy en fin de semaine.

Krumbholz affiche bien sûr une indispensable prudence car, le contexte mis à part, les Scandinaves ont des arguments. « C’est une équipe de grands gabarits, avec des bras, de jeunes arrières, d’excellents pivots et une joueuse exceptionnelle au centre », estime l’entraîneur, parlant d’Isabelle Gulldén, la recrue-phare du club de Brest cette saison.

Mais cette organisatrice et buteuse, dotée d’une « énorme vista », selon Camille Ayglon, qui jouait avec elle l’an passé à Bucarest, n’est pas au sommet de sa forme. Blessée au pied dans un match de Ligue des champions et absente plusieurs semaines, elles a repris la compétition il y a peu de temps.

Les Bleues ont de toute façon un gros ascendant sur les Suédoises après les avoir battues lors des trois dernières grandes compétitions, aux Jeux de Rio, à l’Euro 2016 (chez elles à Göteborg) et l’an passé en demi-finale du Mondial.

Après la Suède, il restera un match à disputer à Nantes contre la Serbie, mercredi soir (21 h). Une nouvelle victoire enverrait bien entendu les Françaises en demi-finales vendredi à Bercy pour affronter probablement la Roumanie ou les Pays-Bas, la Norvège, double tenante du titre, étant presque hors course.

Si tout tourne bien, elles pourraient même avoir leur billet en poche avant ce dernier match si entretemps la Serbie perdait contre la Russie samedi soir puis contre le Monténégro lundi. Ce scenario idéal, qui n’a rien de farfelu, ménagerait une pause de quatre jours pour préparer la demi-finale.

Cela se fera sans le pivot Laurisa Landre, qui avait rejoint le groupe à Nantes en vue d’une éventuelle intégration dans l’équipe en cours de route, mais dont les tests ont montré qu’elle était encore trop juste physiquement après une longue blessure.