«Gilets jaunes», marche pour le climat: des politiques en ordre dispersé dans les cortèges

Beaucoup d’Insoumis et d’écologistes devraient participer ce weekend aux rassemblements des «gilets jaunes» ou aux Marches pour le climat. Sur le reste de l’échiquier politique, l’appel à l’apaisement et au dialogue domine.

Samedi, les Insoumis veulent jouer sur tous les tableaux. La plupart des députés entendent se rendre aux côtés des «gilets jaunes» mais aussi aux Marches pour le climat organisées un peu partout dans le pays. Certains d’entre eux sont également attendus à la convention de leur mouvement à Bordeaux. Jean-Luc Mélenchon doit y prononcer un discours en fin d’après-midi. Le leader de La France insoumise demande à ses sympathisants d’être «dans l’action» durant ce week-end de contestations. Il leur «recommande» d’avoir une attitude non violente. Chez les écologistes, nombre de ceux qui se rendront aux Marches pour le climat appellent à créer des liens avec les «gilets jaunes». Voire à les rejoindre.

Chez les écologistes, nombre de ceux qui se rendront aux Marches pour le climat appellent à créer des liens avec les «gilets jaunes». Voire à les rejoindre

Selon David Cormand, à la tête d’Europe Écologie-Les Verts, «les deux mouvements sont le symptôme d’une même crise de société. Il faut y répondre ensemble par une convergence des buts et non par une convergence des luttes», insiste-t-il, dénonçant «avec vigueur» tout usage de la violence. Dans les rangs du Rassemblement national, plusieurs cadres participeront «à titre personnel» aux mobilisations. À l’image des députés Louis Aliot ou Sébastien Chenu, dans leurs circonscriptions de Perpignan et du Nord. À Bruxelles ce samedi, pour manifester contre la signature de la déclaration de Marrakech, Marine Le Pen ne se mêlera pas aux mobilisations. Elle s’était également abstenue les précédant week-end. Nicolas Dupont-Aignan a également annoncé qu’il ne participerait pas aux mobilisations.

À droite, les élus LR ont abordé cette nouvelle journée «gilets jaunes» en prônant l’apaisement et le dialogue. Les initiatives sont diverses. Laurent Wauquiez, président des Républicains, «ira certainement» à la rencontre de rassemblements locaux, samedi dans son département de Haute-Loire, comme il l’a fait depuis le 17 novembre. À Saint-Etienne, le maire LR Gaël Perdriau a choisi d’ouvrir une consultation citoyenne au sein de sa mairie sous la forme de «cahiers de doléances».

Fabien Di Filippo, député LR de Moselle, ira au contact des manifestants dans sa région. «Je passerai sans doute les voir sur l’un des lieux de mobilisation. Juste pour dialoguer. Ce sont des échanges très enrichissants. On ne peut être que saisi par les difficultés de gens qui travaillent et n’y arrivent pas ou ceux qui ont travaillé et cotisé 42-44 ans et qui n’y arrivent plus.» Président de l’Association des maires de France, François Baroin, maire LR de Troyes, a demandé aux élus locaux de «relayer dans toutes les communes un appel au calme, au dialogue et à l’arrêt des violences.»