«Gilets jaunes» à Toulouse: Des milliers de manifestants, des barricades en feu et de nombreux incidents

Le quatrième acte de la mobilisation des « Gilets jaunes » à Toulouse a encore pris une dimension supplémentaire par rapport aux samedis précédents. Dans l’après-midi, des manifestants ont monté des barricades enflammées devant le musée des Abattoirs, au niveau du pont des Catalans, depuis lesquelles ils jetaient des pierres. Les émeutiers se sont servis sur l’immense chantier d’un hôtel en construction. Ils ont ensuite été repoussés par les forces de l’ordre vers la place Saint-Cyprien, où les affrontements ont continué, avec des actes de vandalisme.

Les émeutiers consolident la barricade sur la manifestation des #GiletsJaunes à #Toulouse pic.twitter.com/bDFlQ7bg7O— France Bleu Occitanie (@BleuOccitanie) December 8, 2018

Au centre-ville, deux cortèges ont convergé avant de rejoindre la place du Capitole, où le marché de Noël a été fermé mais où la situation était calme vers 18 h 30.

A 16 h 30, la préfecture de la Haute-Garonne et d’Occitanie évoquait le chiffre de 6.600 manifestants dont 6.500 à Toulouse et l’interpellation de 24 personnes.

#8decembre 🔴🔴Point de situation en #HauteGaronne à 16h30 : 6600 manifestants sur 25 sites dont 5500 manifestants à #Toulouse. 24 personnes interpellées avec différentes armes. Service @infoTisseo perturbé 🚇 ▶️https://t.co/DGk0Ai2wsI pic.twitter.com/tFjxk3mV3a— Préfet de région Occitanie et de Haute-Garonne (@PrefetOccitanie) December 8, 2018

« Il y a eu des poubelles brûlées, et les flics ont gazé les jeunes »

Une grande confusion règne depuis le début de la manifestation, vers 14 heures au niveau de la place Arnaud-Bernard. On pouvait alors apercevoir aussi bien des drapeaux français que du NPA, de Lutte ouvrière ou de divers syndicats, des banderoles en faveur de la marche pour le climat ou pour le référendum d’initiative populaire. De nombreux manifestants sont partis en direction de Compans-Caffarelli, et des détonations de grenades lacrymogènes n’ont pas tardé à retentir.

Le cortège toulousain est sur le point de s’élancer et la pluie commence à tomber #GiletsJaunes #Toulouse #8Decembre pic.twitter.com/KF14Q9vASB— 20 Minutes Toulouse (@20minutestoul) December 8, 2018

Le cortège s’est alors retrouvé coupé en deux par un mur de fumée. « Il y a eu des poubelles brûlées, et les flics ont gazé les jeunes », s’est emporté un manifestant. S’en est suivi alors un moment de flottement. « Forcément, comme il n’y a pas d’organisateurs, c’est flou », observait une militante CGT.

Des #Giletsjaunes remontent la rue de Metz, en direction d’Esquirol au cri de “Macron démission” #Toulouse #8Decembre pic.twitter.com/NKK6ud05Cx— 20 Minutes Toulouse (@20minutestoul) December 8, 2018

Des centaines de personnes, « gilets jaunes » et militants pour le climat mêlés, ont alors remonté pacifiquement les boulevards à l’opposé du gros de la manifestation, en passant par les places Jeanne-d’Arc et Wilson, jusqu’au monument aux morts, avant de bifurquer vers le Pont-Neuf. Bloqués par des policiers, les manifestants sont repartis vers Esquirol, où la tension a commencé à monter, puis en direction du Capitole.